Réaménagement intérieur 1961 (≈ 1961)
Création d’une mezzanine au 1er étage
8 février 2018
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 8 février 2018 (≈ 2018)
Protection totale du bâtiment et décors
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L’ancien Cercle naval en totalité, situé 29 avenue Jean Moulin, figurant au cadastre section CO sur la parcelle n°194, tel que délimité en rouge sur le plan annexé à l’arrêté : inscription par arrêté du 8 février 2018.
Personnages clés
Georges Leygues - Ministre de la Marine
Commanditaire du cercle naval méditerranéen
Lucien Simon - Peintre officiel de la Marine
Auteur de toiles pour le cercle
Charles Fouqueray - Peintre officiel de la Marine
A contribué aux décors intérieurs
Origine et histoire
L’ancien cercle naval de Toulon, situé au 26 rue Jean Moulin, était un édifice dédié aux réceptions et à la restauration de la Marine nationale, intégrant un bloc architectural commun avec la Chambre de commerce et d’industrie du Var. Conçu pour incarner le prestige de la Royale (la Marine française) sur la façade méditerranéenne, il accueillait les officiers et personnalités de Toulon à Marseille. Le bâtiment, de style Art déco, abritait des œuvres majeures de peintres officiels de la Marine comme Lucien Simon et Charles Fouqueray, renforçant son caractère culturel et militaire.
Le cercle naval fut commandé par le ministre de la Marine Georges Leygues pour centraliser les activités sociales de la flotte en Méditerranée. Endommagé indirectement lors des bombardements de 1944 (la verrière fut soufflée), il fut réaménagé en 1961 avec l’ajout d’une mezzanine pour agrandir le restaurant. En 2017, le ministère de la Défense le mit en vente, avant son inscription au titre des monuments historiques le 8 février 2018, protégeant ainsi son patrimoine architectural et artistique.
Les éléments protégés incluent l’intégralité du bâtiment, situé 29 avenue Jean Moulin (parcelle cadastrale CO 194), avec ses décors intérieurs et ses toiles maritimes. Bien que sa localisation exacte ait fait débat (certaines sources citent aussi l’avenue de la République), son rôle historique comme lieu de sociabilité militaire et son style Art déco en font un témoignage unique de l’entre-deux-guerres. Aujourd’hui, son avenir reste incertain, entre préservation patrimoniale et pression immobilière.