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Champ de bataille de la Tête-des-Faux (également sur commune de Lapoutroie) dans le Haut-Rhin

Haut-Rhin

Champ de bataille de la Tête-des-Faux (également sur commune de Lapoutroie)

    Route Sans Nom
    68650 au Bonhomme
Crédit photo : Gzen92 - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
Nuit du 24 au 25 décembre 1914
Attaque allemande
1914-1918
Fortification permanente
12 mars 1932
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Sommet de la Tête-des-Faux avec ses ouvrages fortifiés sur une superficie de 05a 40ca : classement par arrêté du 12 mars 1932

Personnages clés

14e bataillon de chasseurs à pied (allemand) - Unité militaire Auteur de l'attaque de Noël 1914.

Origine et histoire

Le champ de bataille de la Tête-des-Faux (ou Buchenkopf) est un site fortifié de la Première Guerre mondiale, situé à cheval sur les communes du Bonhomme et de Lapoutroie, dans le Haut-Rhin. Ce sommet des Vosges, culminant à 1 208 mètres, fut le théâtre d’intenses combats dès décembre 1914, lorsque le 14e bataillon de chasseurs à pied allemand lança une offensive nocturne pour en reprendre le contrôle. Jusqu’à l’armistice de 1918, les deux camps y maintinrent des positions fortifiées, creusées directement dans la roche.

Les vestiges encore visibles aujourd’hui incluent un réseau de tranchées, des abris souterrains, et les fondations d’un hôpital allemand creusé dans la montagne. Un funiculaire militaire, dont la station supérieure subsiste près du rocher du Corbeau, permettait d’acheminer troupes et matériel depuis Lapoutroie. Contrairement aux ouvrages allemands partiellement conservés, les constructions françaises ont entièrement disparu. Le site, classé monument historique par arrêté du 12 mars 1932, illustre lâpreté des combats en montagne pendant la Grande Guerre.

Stratégiquement situé à l’écart des lignes de front principales, ce secteur fut néanmoins un point de tension permanent. Les Allemands y édifièrent des infrastructures durables, comme des salles souterraines et des postes de commandement, tandis que les Français concentraient leurs efforts sur des positions voisines. La présence d’un étang proche (l’étang du Devin) et la topographie escarpée en firent un lieu à la fois isolé et symboliquement disputé, marqué par des conditions de vie extrêmes pour les soldats.

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