Construction initiale XIIe siècle (≈ 1250)
Nef unique et abside semi-circulaire.
XIIIe siècle
Agrandissement
Agrandissement XIIIe siècle (≈ 1350)
Prolongement vers l’est, chevet plat.
1671
Litre funéraire
Litre funéraire 1671 (≈ 1671)
Hommage à Hyacinthe de Bianki.
1789-1799
Désaffectation révolutionnaire
Désaffectation révolutionnaire 1789-1799 (≈ 1794)
Vendue comme bien national.
1896
Restauration et retour au culte
Restauration et retour au culte 1896 (≈ 1896)
Initiative d’un frère mariste.
18 mars 2016
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 18 mars 2016 (≈ 2016)
Protection officielle de la chapelle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La chapelle, conformément au plan joint à l'arrêté (cad. YP 47) : inscription par arrêté du 18 mars 2016
Personnages clés
Hyacinthe de Bianki - Seigneur de Briailles
Litre funéraire en 1671.
Origine et histoire
La chapelle de Briailles, dédiée à Notre-Dame, est un édifice roman des XIIe et XIIIe siècles situé sur une colline dominant Saint-Pourçain-sur-Sioule. Construite initialement comme une église à nef unique avec une abside semi-circulaire au XIIe siècle, elle fut agrandie vers l’est au XIIIe siècle, avec un chevet plat. Le site était déjà occupé à l’époque gallo-romaine, et la chapelle fut un lieu de culte actif jusqu’à la Révolution.
La chapelle présente une architecture simple, avec une nef de deux travées sans transept, renforcée par des contreforts. Son porche en plein cintre est surmonté d’un campanile abritant une cloche. À l’intérieur, des peintures murales du XIIe siècle ornent les murs, représentant des scènes religieuses comme une Vierge à l’Enfant, les rois mages, et une dormition de la Vierge. Des médaillons peints, incluant des centaures, des sirènes et des chevaliers, décore la voûte. Une litre funéraire du XVIIe siècle, dédiée à Hyacinthe de Bianki, seigneur de Briailles, est visible sur le mur sud.
Au Moyen Âge, Briailles était une paroisse autonome dépendant de l’abbaye de Tournus. La chapelle fut désaffectée et vendue comme bien national pendant la Révolution, transformée en bâtiment agricole. Elle fut restaurée et rendue au culte en 1896 grâce à l’initiative d’un frère mariste et d’une religieuse de Lyon. Aujourd’hui, elle appartient à une association qui en assure l’entretien et la restauration. Inscrite aux monuments historiques en 2016, elle reste un témoignage remarquable de l’art roman et de l’histoire religieuse locale.
Les fouilles et études ont révélé que le site était occupé dès l’époque gallo-romaine, soulignant son importance historique continue. La chapelle, avec ses peintures murales médiévales et son architecture préservée, offre un aperçu rare de la vie religieuse et artistique de la région aux XIIe et XIIIe siècles. Son histoire reflète les transformations politiques et religieuses, de son statut de paroisse autonome à son déclin post-révolutionnaire, puis à sa renaissance comme lieu de patrimoine.
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