Vie de sainte Florance 360-367 (≈ 364)
Période présumée de sa présence sur place.
fin XIe siècle
Fondation du prieuré
Fondation du prieuré fin XIe siècle (≈ 1195)
Dépendant de l’abbaye de Nouaillé.
1618
Union au collège des Jésuites
Union au collège des Jésuites 1618 (≈ 1618)
Rattachement jusqu’au XVIIIe siècle.
1792
Vente comme bien national
Vente comme bien national 1792 (≈ 1792)
Désaffectation révolutionnaire.
1962
Restauration de la chapelle
Restauration de la chapelle 1962 (≈ 1962)
Remise en état post-abandon.
17 décembre 1968
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 17 décembre 1968 (≈ 1968)
Protection officielle du site.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle de Comblé (cad. D 170) : inscription par arrêté du 17 décembre 1968
Personnages clés
Sainte Florance - Figure religieuse locale
Vécut sur place (360-367).
Origine et histoire
La chapelle de Comblé est une église romane construite entre la fin du XIIe et le début du XIIIe siècle à Celle-Lévescault, en Nouvelle-Aquitaine. Elle fut érigée sur l’emplacement d’un oratoire dédié à sainte Florance, qui y aurait vécu entre 360 et 367. Ce site devint un lieu de pèlerinage et abritait un prieuré, probablement fondé à la fin du XIe siècle sous la dépendance de l’abbaye de Nouaillé. L’édifice servit longtemps de paroisse et de centre spirituel pour la communauté locale.
En 1618, le prieuré fut uni au collège des Jésuites de Poitiers, puis desservi par le curé de Celle-Lévescault à partir de 1718. La Révolution française marqua un tournant : en 1792, la chapelle et son domaine furent vendus comme biens nationaux et désaffectés. L’édifice, accolé à une maison d’habitation, ne fut restauré qu’en 1962. Son architecture conserve des éléments romans, comme des modillons sur la corniche sud et une nef voûtée en berceau brisé. À l’intérieur, une piscine d’ablutions et un enfeu abritant le présumé tombeau de sainte Florance témoignent de son passé religieux.
La chapelle fut classée Monument Historique par arrêté du 17 décembre 1968. Son chevet plat, percé d’un triplet, et son ouverture sud, peut-être ancienne entrée principale, reflètent son évolution architecturale. Le site, bien que partiellement modifié, reste un vestige significatif du patrimoine roman poitevin, lié à la dévotion locale et à l’histoire monastique régionale.