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Chapelle des Pénitents blancs de Beuil dans les Alpes-Maritimes

Patrimoine classé
Patrimoine religieux
Chapelle baroque et classique

Chapelle des Pénitents blancs de Beuil

    Place de l'Eglise
    06470 Beuil
Propriété de la commune
Chapelle des Pénitents blancs de Beuil
Chapelle des Pénitents blancs de Beuil
Crédit photo : MOSSOT - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1630
Construction initiale
1808
Apogée de la confrérie
1980
Début des restaurations
6 décembre 1984
Inscription aux Monuments Historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Chapelle des Pénitents Blancs (cad. I 231) : inscription par arrêté du 6 décembre 1984

Personnages clés

Guy Ceppa - Artiste peintre Auteur du trompe-l'œil de 1984.

Origine et histoire

La chapelle des Pénitents blancs de Beuil, située place de l'Église dans les Alpes-Maritimes, a été construite en 1630 sur l’emplacement d’un édifice antérieur. Elle abritait la confrérie du Gonfalon et de la Miséricorde, aussi appelée confrérie des Pénitents blancs, dédiée à la Sainte Croix. Ce groupe religieux comptait 149 membres en 1808 (84 frères et 65 sœurs), mais disparut avant la Première Guerre mondiale. Après avoir servi de dépôt municipal, la chapelle se dégrada progressivement.

À partir de 1980, des campagnes de restauration furent lancées pour sauver l’édifice, notamment en le mettant hors d’eau. En 1984, la façade fut ornée d’un décor pseudo-baroque en trompe-l'œil par l’artiste Guy Ceppa. La même année, le 6 décembre, la chapelle fut inscrite au titre des monuments historiques. Son architecture simple, rectangulaire à trois travées, cache un grenier au-dessus de la nef, autrefois utilisé pour stocker du grain acheté par les membres de la confrérie, redistribué aux pauvres ou aux paysans sinistrés.

Le monument illustre le rôle social des confréries religieuses en Provence-Alpes-Côte d'Azur, combinant dévotion et entraide communautaire. Son histoire reflète aussi les défis de préservation du patrimoine rural, marqué par des périodes d’abandon suivies de restaurations tardives. Aujourd’hui, la chapelle reste un témoignage de l’architecture religieuse et des pratiques caritatives du début du XVIIIe siècle dans les Alpes-Maritimes.

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