Début possible des travaux (source alternative) 1727 (≈ 1727)
Lancés par madame veuve Lallemand.
1730
Don du terrain par Barbe Payet
Don du terrain par Barbe Payet 1730 (≈ 1730)
Terrain cédé pour construire la chapelle.
juin 1734
Achèvement de la chapelle
Achèvement de la chapelle juin 1734 (≈ 1734)
Consacrée à Notre-Dame du Rosaire.
15 décembre 1988
Inscription aux Monuments historiques
Inscription aux Monuments historiques 15 décembre 1988 (≈ 1988)
Protection officielle du patrimoine.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle du Rosaire (cad. DK 213) : inscription par arrêté du 15 décembre 1988
Personnages clés
Barbe Payet - Donatrice et financière
Offrit terrain et fonds en 1730.
Madame veuve Lallemand - Possible initiatrice (source Monumentum)
Aura lancé construction en 1727.
Origine et histoire
La chapelle du Rosaire est un édifice religieux catholique situé sur l’île de La Réunion, dans la commune de Saint-Louis. Construite au début du XVIIIe siècle, elle est l’une des plus anciennes chapelles de l’île, érigée à l’initiative d’une habitante locale, madame Barbe Payet, qui offrit en 1730 une parcelle de son terrain pour sa construction. Les travaux, financés par ses soins, s’achevèrent en 1734, et l’édifice fut placé sous le vocable de Notre-Dame du Rosaire, une dévotion mariale remontant au XIIIe siècle.
Barbe Payet, fille d’Antoine Payet et de Louise Siaram (une Malgache), était une créole mulâtresse baptisée en 1694. Son don de terrain et son financement personnel témoignent de l’importance des initiatives privées dans l’implantation des lieux de culte à La Réunion au XVIIIe siècle. La chapelle, de dimensions modestes, reflète l’architecture religieuse simple de l’époque coloniale, adaptée aux ressources locales et aux besoins d’une communauté en pleine expansion.
Selon une autre source, la chapelle aurait également été associée à madame veuve Lallemand, qui en aurait lancé la construction dès 1727 à la suite d’un vœu. Cette dualité d’attribution dans les archives souligne les lacunes documentaires fréquentes pour les monuments anciens des territoires ultramarins. Inscrite aux Monuments historiques en 1988, la chapelle reste aujourd’hui un témoignage rare du patrimoine religieux réunionnais, géré par une association et ouvert au public.
Le vocable de Notre-Dame du Rosaire renvoie à une tradition catholique liée à saint Dominique, qui aurait reçu le rosaire de la Vierge Marie au XIIIe siècle. Ce choix illustre l’ancrage des dévotions européennes dans les colonies, tout en s’adaptant aux réalités locales. La chapelle, située près de la Rivière Saint-Étienne, s’inscrit dans un paysage marqué par l’histoire de la colonisation française et le métissage culturel de La Réunion.
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