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Chapelle Notre-Dame-des-Anges de Rustrel dans le Vaucluse

Patrimoine classé
Patrimoine religieux
Chapelle
Clocher-mur

Chapelle Notre-Dame-des-Anges de Rustrel

    R.D. 34
    84400 Rustrel
Propriété de la commune
Chapelle Notre-Dame-des-Anges de Rustrel
Chapelle Notre-Dame-des-Anges de Rustrel
Chapelle Notre-Dame-des-Anges de Rustrel
Chapelle Notre-Dame-des-Anges de Rustrel
Chapelle Notre-Dame-des-Anges de Rustrel
Chapelle Notre-Dame-des-Anges de Rustrel
Chapelle Notre-Dame-des-Anges de Rustrel
Chapelle Notre-Dame-des-Anges de Rustrel
Chapelle Notre-Dame-des-Anges de Rustrel
Chapelle Notre-Dame-des-Anges de Rustrel
Chapelle Notre-Dame-des-Anges de Rustrel
Chapelle Notre-Dame-des-Anges de Rustrel
Chapelle Notre-Dame-des-Anges de Rustrel
Chapelle Notre-Dame-des-Anges de Rustrel
Chapelle Notre-Dame-des-Anges de Rustrel
Chapelle Notre-Dame-des-Anges de Rustrel
Chapelle Notre-Dame-des-Anges de Rustrel
Crédit photo : Unknown early 1900s - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
200
300
1100
1600
1700
1200
1800
1900
2000
IIe siècle
Villa romaine *Lausnava*
Moyen Âge (avant 1391)
Fortification carolingienne
1660
Agrandissement de la chapelle
1836-1890
Activité sidérurgique
1986
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Chapelle Notre-Dame-des-Anges et ruines de son ermitage (cad. E 264) : inscription par arrêté du 21 octobre 1986

Personnages clés

Fronton - Propriétaire romain (IIe siècle) Possesseur de la villa *Lausnava* à l’origine du site.
Raymond de Turenne - Seigneur provençal (XIVe siècle) Ruinateur du site fortifié en 1391.
Pauline Jaricot - Propriétaire lyonnaise (XIXe siècle) Investisseuse dans les forges, ruinée par une gestion frauduleuse.

Origine et histoire

La chapelle Notre-Dame-des-Anges de Rustrel trouve ses origines sur l’emplacement d’un fundus romain, ancien lieu de culte de la villa Lausnavo. Ce site, mentionné dès le Moyen Âge comme la chapelle de Villevieille, fut agrandi en 1660 avec des blocs en réemploi, dont l’un porte une inscription indéchiffrable. Elle marque l’emplacement de l’ancienne villa Lausnava, propriété au IIe siècle de Fronton, puis fortifiée à l’époque carolingienne sous le nom de Castelli Launanicus. Ruinée en 1391 par Raymond de Turenne, la chapelle devint un lieu de pèlerinage annuel le 8 septembre, associé au Juec dou Borni (Jeu du Borgne).

Au XIXe siècle, le site fut lié à l’activité sidérurgique locale : un haut fourneau, construit en 1836 près de la chapelle, exploita le minerai de fer des Monts de Vaucluse jusqu’en 1890. Cette industrie, gérée par des administrateurs controversés, entraîna la ruine de la fortune de Pauline Jaricot, propriétaire lyonnaise soucieuse du bien-être des mineurs. Les vestiges des hauts fourneaux et la chapelle, classée monument historique en 1986, témoignent aujourd’hui de cette double histoire religieuse et industrielle.

Le site s’inscrit dans un paysage marqué par l’ocre, exploité depuis l’Antiquité, et domine le Colorado provençal, formation géologique érodée aux teintes variées. La chapelle, propriété communale, conserve des ruines de son ermitage médiéval. Son architecture mêle des éléments des XIVe et XVIIe siècles, reflétant les transformations liées à son usage cultuel et à son intégration dans le patrimoine local, entre mémoire gallo-romaine, médiévale et révolutionnaire industrielle.

Liens externes