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Chapelle Saint-André de Neuvy-le-Roi en Indre-et-Loire

Patrimoine classé
Patrimoine religieux
Chapelle

Chapelle Saint-André de Neuvy-le-Roi

    Rue Saint-André
    37370 Neuvy-le-Roi
Propriété privée

Frise chronologique

Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
500
600
1100
1200
1300
1700
1800
1900
2000
524
Fondation légendaire
XIe siècle
Construction initiale
XIIe siècle
Agrandissement du chevet
1796
Vente comme bien national
1990
Rachat pour restauration
3 août 1992
Inscription aux Monuments Historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toiture (cad. D 509, 510) : inscription par arrêté du 3 août 1992

Personnages clés

Grégoire de Tours - Historien franc Mentionne la fondation au VIe siècle.
Guerrier franc anonyme - Fondateur légendaire Rapporta les reliques en 524.
François Loiseau - Premier acquéreur révolutionnaire Acheta la chapelle en 1796.
Martin Charles Rondeau Martinière - Second acquéreur révolutionnaire Notaire à Tours, propriétaire en 1798.

Origine et histoire

La chapelle Saint-André de Neuvy-le-Roi, édifice religieux de plan rectangulaire, remonte partiellement au VIe siècle selon les récits de Grégoire de Tours. Elle aurait été fondée après qu’un guerrier franc, originaire de Touraine, ait sauvé en 524 les reliques de Saint-André en Bourgogne et en ait rapporté une partie à Neuvy. Son fils, guéri d’une fièvre après un vœu, aurait construit une « basilique » pour abriter ces reliques. L’édifice actuel, en moellons et pierre, date principalement des XIe et XIIe siècles, avec une nef et un chœur carré sur cave.

Au XIe siècle, la chapelle présentait un plan rectangulaire avec des murs en moellons de petit appareil, visibles aujourd’hui sur le mur Nord. Au XIIe siècle, elle fut agrandie à l’Est par un chevet carré éclairé de deux baies en plein cintre, tandis que les parties hautes de la nef furent remaniées. La salle Est du second niveau conservait des fresques presque effacées, représentant des cavaliers, un chevalier armé et une silhouette humaine fruste.

Au XVIIIe siècle, le chevet fut renforcé par des contreforts et une corniche moulurée. Après la Révolution, la chapelle fut vendue comme bien national en 1796 à François Loiseau, puis en 1798 à Martin Charles Rondeau Martinière. Transformée en fabrique de salpêtre, elle perdit son portail Ouest, déplacé vers le mur Sud de l’église paroissiale vers 1802-1809. En 1829, le bâtiment fut divisé en deux lots : la nef servit de grange, tandis que la partie Est, organisée sur trois niveaux, devint une habitation avec cheminée et escalier droit.

Utilisée comme lieu de stockage et d’habitation jusqu’en 1990, la chapelle fut alors rachetée par un propriétaire unique pour être restaurée. Ses façades et toitures furent inscrites aux Monuments Historiques par arrêté du 3 août 1992. Aujourd’hui, elle témoigne d’une histoire complexe, mêlant dévolutions religieuses, réutilisations profanes et efforts de préservation.

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