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Chapelle Saint-Étienne de Guer dans le Morbihan

Patrimoine classé
Patrimoine religieux
Chapelle romane
Art préroman

Chapelle Saint-Étienne de Guer

    Saint-Étienne
    56380 Guer
Propriété de la commune
Chapelle Saint-Étienne de Guer
Chapelle Saint-Étienne de Guer
Chapelle Saint-Étienne de Guer
Chapelle Saint-Étienne de Guer
Chapelle Saint-Étienne de Guer
Chapelle Saint-Étienne de Guer
Chapelle Saint-Étienne de Guer
Chapelle Saint-Étienne de Guer
Chapelle Saint-Étienne de Guer
Crédit photo : Pascal Greliche - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
900
1000
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
IXe siècle
Construction initiale
1399
Rattachement à Paimpont
1408
Première restauration
1631-1633
Transformations majeures
1791
Vente comme bien national
1960
Redécouverte des fresques
16 août 1971
Classement monument historique
2011
Restauration récente
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Chapelle Saint-Etienne (cad. S 257) : classement par arrêté du 16 août 1971

Personnages clés

Guy Provost - Prieur de la chapelle Supervisa les travaux de 1633.

Origine et histoire

La chapelle Saint-Étienne, située au lieu-dit Saint-Étienne sur la commune de Guer (Morbihan), est un monument unique en Bretagne par son architecture. Construite au IXe siècle, elle intègre des matériaux d’époque romaine, notamment dans son mur Est. Son décor de façade en brique, avec des cordons horizontaux et des arcs en mitre formés de tuiles, rappelle les thèmes mérovingiens. Ce petit édifice rectangulaire, composé de deux pignons et murs gouttereaux, aurait été remonté à l’époque carolingienne avec des vestiges gallo-romains, suggérant une reconstruction probable au Xe siècle après les invasions normandes.

Classée monument historique le 16 août 1971, la chapelle fut initialement rattachée à l’abbaye de Paimpont en 1399. Elle subit une première restauration en 1408, suivie de transformations majeures en 1631, date gravée sur une pierre de sa façade : « Fait par vénérable et discret frère Guy Provost, prieur de céans, 1633. ». Vendue comme bien national en 1791, elle fut rachetée par un particulier avant de devenir propriété de la communauté de communes. Une restauration récente en 2011 a permis de préserver ses peintures murales du XVe siècle, redécouvertes en 1960, ainsi que son mobilier incluant un retable du XVIIe siècle et des statues des XVIIIe siècle.

L’édifice conserve des vestiges préhistoriques et gallo-romains, tandis que ses peintures sur torchis (argile et paille), fragiles, illustrent des scènes catéchétiques sous forme de « bandes dessinées » médiévales. Ces fresques, masquées pendant les guerres de Religion, témoignent de son rôle pédagogique et spirituel. Le site, marqué par une occupation gallo-romaine, révèle aussi un chevet appareillé selon la tradition mérovingienne, renforçant son caractère exceptionnel en Bretagne.

Architecturalement, la chapelle se distingue par sa fenêtre agrandie en 1631 et sa charpente de la même époque. Son pignon orné de briques arc-boutées en triangles, typique des influences carolingiennes et mérovingiennes, en fait un exemple rare de continuité constructive entre l’Antiquité et le Moyen Âge. Aujourd’hui, elle incarne à la fois un patrimoine religieux, historique et artistique, reflet des strates culturelles de la région.

Liens externes