Vente comme bien national 1791 (≈ 1791)
Rachetée par un particulier ensuite.
1960
Redécouverte des fresques
Redécouverte des fresques 1960 (≈ 1960)
Peintures médiévales remises au jour.
16 août 1971
Classement monument historique
Classement monument historique 16 août 1971 (≈ 1971)
Protection officielle de l’État.
2011
Restauration récente
Restauration récente 2011 (≈ 2011)
Conservation du patrimoine fragile.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle Saint-Etienne (cad. S 257) : classement par arrêté du 16 août 1971
Personnages clés
Guy Provost - Prieur de la chapelle
Supervisa les travaux de 1633.
Origine et histoire
La chapelle Saint-Étienne, située au lieu-dit Saint-Étienne sur la commune de Guer (Morbihan), est un monument unique en Bretagne par son architecture. Construite au IXe siècle, elle intègre des matériaux d’époque romaine, notamment dans son mur Est. Son décor de façade en brique, avec des cordons horizontaux et des arcs en mitre formés de tuiles, rappelle les thèmes mérovingiens. Ce petit édifice rectangulaire, composé de deux pignons et murs gouttereaux, aurait été remonté à l’époque carolingienne avec des vestiges gallo-romains, suggérant une reconstruction probable au Xe siècle après les invasions normandes.
Classée monument historique le 16 août 1971, la chapelle fut initialement rattachée à l’abbaye de Paimpont en 1399. Elle subit une première restauration en 1408, suivie de transformations majeures en 1631, date gravée sur une pierre de sa façade : « Fait par vénérable et discret frère Guy Provost, prieur de céans, 1633. ». Vendue comme bien national en 1791, elle fut rachetée par un particulier avant de devenir propriété de la communauté de communes. Une restauration récente en 2011 a permis de préserver ses peintures murales du XVe siècle, redécouvertes en 1960, ainsi que son mobilier incluant un retable du XVIIe siècle et des statues des XVIIIe siècle.
L’édifice conserve des vestiges préhistoriques et gallo-romains, tandis que ses peintures sur torchis (argile et paille), fragiles, illustrent des scènes catéchétiques sous forme de « bandes dessinées » médiévales. Ces fresques, masquées pendant les guerres de Religion, témoignent de son rôle pédagogique et spirituel. Le site, marqué par une occupation gallo-romaine, révèle aussi un chevet appareillé selon la tradition mérovingienne, renforçant son caractère exceptionnel en Bretagne.
Architecturalement, la chapelle se distingue par sa fenêtre agrandie en 1631 et sa charpente de la même époque. Son pignon orné de briques arc-boutées en triangles, typique des influences carolingiennes et mérovingiennes, en fait un exemple rare de continuité constructive entre l’Antiquité et le Moyen Âge. Aujourd’hui, elle incarne à la fois un patrimoine religieux, historique et artistique, reflet des strates culturelles de la région.
Avis
Veuillez vous connecter pour poster un avis