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Chapelle Saint-Jacques-et-Saint-Philippe et la Tour de l’Horloge dans la Meuse

Chapelle Saint-Jacques-et-Saint-Philippe et la Tour de l’Horloge

    1 Allée des Vignes
    55400 Douaumont-Vaux
Propriété de la commune
Crédit photo : Aimelaime~commonswiki - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1914-1918
Première Guerre mondiale
1930-1934
Construction des chapelles commémoratives
15 décembre 2021
Protection du monument
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

La chapelle Saint-Jacques-et-Saint-Philippe et le sol de la parcelle ainsi que la Tour de l’Horloge et le sol de la parcelle, en totalité, sur les parcelles n° 28 et 50, figurant au cadastre section AA, le tout conformément au plan annexé à l’arrêté : inscription par arrêté du 15 décembre 2021

Personnages clés

Marcel Delangle - Architecte Concepteur de la chapelle et de la tour.

Origine et histoire

La chapelle Saint-Jacques-et-Saint-Philippe et la Tour de l’Horloge, situées à Douaumont-Vaux dans la Meuse, ont été construites dans la première moitié du XXe siècle. Elles font partie des neuf chapelles commémoratives érigées entre 1930 et 1934 pour honorer les villages meusiens détruits pendant la Première Guerre mondiale. Ces villages, déclarés « morts pour la France », n’ont pas été reconstruits en raison des dégâts irréparables subis pendant le conflit. Leur existence administrative a cependant été maintenue à titre mémoriel, une décision unique en son genre.

Les financements pour ces constructions ont été assurés par les titres de dommages de guerre. Chaque chapelle symbolise le souvenir des victimes et des communautés disparues, tout en marquant le paysage de la zone rouge du champ de bataille de Verdun. La chapelle de Douaumont-Vaux, conçue par l’architecte Marcel Delangle, est protégée en totalité depuis un arrêté de 2021, incluant la tour de l’Horloge et les parcelles associées.

Ces monuments, bien que modestes, jouent un rôle clé dans la préservation de la mémoire collective. Ils rappellent l’ampleur des destructions et le sacrifice des populations locales, tout en incarnant la résilience des territoires meurtris. Leur localisation, souvent approximative en raison des bouleversements du terrain, reflète aussi les défis de la reconstruction matérielle et symbolique après la guerre.

La chapelle et sa tour, propriétés de la commune, sont aujourd’hui des lieux de recueillement et de transmission de l’histoire. Leur architecture sobre et leur intégration dans un paysage marqué par les cicatrices de la guerre en font des témoins silencieux mais éloquents de cette période tragique. Leur préservation permet aux générations futures de comprendre l’impact durable du conflit sur les communautés rurales de la Meuse.

La localisation exacte de ces monuments reste parfois difficile à établir avec précision, comme en témoigne la note de « 5/10 » pour la précision cartographique de la chapelle. Cela souligne les limites des sources disponibles et les défis posés par la disparition physique des villages qu’ils commémorent. Malgré cela, leur valeur patrimoniale et mémorielle reste incontestable, ancrée dans le paysage et l’histoire locale.

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