Crédit photo : François de Dijon - Sous licence Creative Commons
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Frise chronologique
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle
Fondation de la léproserie
Fondation de la léproserie XIIe siècle (≈ 1250)
Construction initiale hors des murs de Dijon.
XIIIe siècle
Transformation en métairie
Transformation en métairie XIIIe siècle (≈ 1350)
Changement d’usage du site initial.
1512
Démolition partielle
Démolition partielle 1512 (≈ 1512)
Seule la chapelle épargnée lors du siège.
1696
Rattachement à l’Hôpital Général
Rattachement à l’Hôpital Général 1696 (≈ 1696)
Intégration administrative du site.
XVIIIe siècle
Destruction de la nef
Destruction de la nef XVIIIe siècle (≈ 1850)
Ne subsistent que chœur et transept.
1947
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 1947 (≈ 1947)
Protection officielle du patrimoine.
1977
Acquisition par la communauté copte
Acquisition par la communauté copte 1977 (≈ 1977)
Début de la liturgie orthodoxe.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle de la Maladière (ancienne) : inscription par arrêté du 16 janvier 1947
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage nommé dans les sources
Les textes ne citent aucun acteur spécifique.
Origine et histoire
La chapelle Saint-Jean le Théologien, aussi appelée chapelle de la Maladière, est un édifice religieux situé à Dijon, en Bourgogne-Franche-Comté. À l’origine, elle faisait partie d’une léproserie construite avant le XIIe siècle, transformée en métairie au XIIIe siècle. Le site, situé hors des murs de la ville sur la route de Ruffey-lès-Echirey, abritait une église dédiée à saint Lazare, sainte Marthe et sainte Marie de Béthanie, protecteurs des malades. La nef de l’église médiévale fut détruite au XVIIIe siècle, ne laissant subsister que le chœur et le transept, aujourd’hui intégrés à la chapelle actuelle.
La léproserie, fondée au XIIe siècle, connut son apogée aux XVe et XVIe siècles, servant également d’asile pour les pestiférés. En 1512, lors du siège de Dijon par les Suisses, la maladière fut démolie sur ordre du gouverneur, à l’exception de la chapelle. Celle-ci fut rattachée à l’Hôpital Général en 1696. Au XIVe siècle, le logis des malades, initialement composé de cabanes, fut remplacé par un bâtiment en dur, incluant une aile réservée aux malades aisés. La ferme adjacente comportait une grange, une bergerie et une halle. La chapelle, de style roman, conserve des éléments comme la corniche intérieure et les bases des pilastres du transept.
Depuis 1977, la chapelle appartient à la communauté copte-orthodoxe, qui y célèbre la liturgie du patriarcat d’Alexandrie. Le monument, inscrit aux monuments historiques en 1947, abrite une cloche provenant de la Tour Saint-Nicolas. Son architecture mêle des vestiges médiévaux (chœur, transept, clocher) et des ajouts postérieurs, comme une grange en bois du XVIIIe siècle. Le site, propriété de la ville depuis 1935, témoigne de l’histoire hospitalière et religieuse dijonnaise, des lépreux du Moyen Âge aux fidèles coptes contemporains.
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