Première mention d’Apilhac 1028 (≈ 1028)
Charte de donation au prieuré de Chamalières-sur-Loire.
XIIe siècle
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle XIIe siècle (≈ 1250)
Datation confirmée par diagnostic archéologique.
XIVe siècle
Service assuré par un chapelain
Service assuré par un chapelain XIVe siècle (≈ 1450)
Autonomie par rapport à la paroisse d’Yssingeaux.
XVIIe–XVIIIe siècles
Agrandissement moderne
Agrandissement moderne XVIIe–XVIIIe siècles (≈ 1850)
Période supposée d’extension de l’édifice.
XIXe siècle
Réaffectation en habitat
Réaffectation en habitat XIXe siècle (≈ 1865)
Grange et logement installés dans la chapelle.
Années 1990
Découverte de sépultures
Découverte de sépultures Années 1990 (≈ 1990)
Fouilles lors de travaux de restauration.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La chapelle Saint-Martin d’Apilhac en totalité et sa croix en pierre, situées respectivement sur les parcelles n° 22 et 254, figurant au cadastre section AP, tel que délimité en rouge sur le plan annexé à l’arrêté : inscription par arrêté du 6 juin 2025
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage nommé dans les sources
Les textes ne citent aucun acteur historique précis.
Origine et histoire
La chapelle Saint-Martin d’Apilhac, située au nord d’Yssingeaux sur le lieu-dit d’Apilhac, est un modeste édifice roman du XIIe siècle, construit en moellons de granite et couvert de lauze. Elle se compose d’une nef non voûtée et d’un chœur rectangulaire à voûte en berceau, rythmés par des arcs aveugles en plein cintre. La façade ouest présente une baie centrale surmontée d’une ouverture carrée bouchée, tandis que l’entrée sud, dotée d’un fronton semi-circulaire, remplace probablement l’accès originel. Les tailloirs des piliers arborent des sculptures animales et géométriques, et une fresque à rinceaux orne la baie sud du chœur. Une croix en pierre sculptée complète l’ensemble.
L’existence d’Apilhac est attestée dès 1028 dans une charte de donation au prieuré de Chamalières-sur-Loire, dépendant de l’abbaye Saint-Chaffre du Monastre. La chapelle, mentionnée au XIIe siècle, était desservie par un chapelain au XIVe siècle, marquant son autonomie par rapport à la paroisse d’Yssingeaux. Un diagnostic archéologique récent a confirmé sa construction au début du XIIe siècle, ainsi qu’un agrandissement à l’époque moderne (XVIIe–XVIIIe siècles) et des modifications ultérieures, comme l’ajout d’une grange et d’un habitat au XIXe siècle. Des sépultures ont été découvertes lors de restaurations dans les années 1990, sans preuve formelle d’un cimetière attitré.
Classée Monument Historique en 2025, la chapelle illustre l’architecture romane régionale par ses éléments structuraux (arcatures, voûte, sculptures) et son évolution au fil des siècles. Son histoire reflète aussi les pratiques religieuses et funéraires locales, depuis son rôle médiéval jusqu’à sa réaffectation agricole. La croix adjacente, protégée avec l’édifice, souligne son ancrage dans le paysage patrimonial d’Auvergne-Rhône-Alpes.