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Chapelle Saint-Martin d’Apilhac à Yssingeaux en Haute-Loire

Chapelle Saint-Martin d’Apilhac

    1965 Apilhac
    43200 Yssingeaux
Propriété de la commune

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1000
1100
1200
1300
1400
1500
1800
1900
2000
1028
Première mention d’Apilhac
XIIe siècle
Construction de la chapelle
XIVe siècle
Service assuré par un chapelain
XVIIe–XVIIIe siècles
Agrandissement moderne
XIXe siècle
Réaffectation en habitat
Années 1990
Découverte de sépultures
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

La chapelle Saint-Martin d’Apilhac en totalité et sa croix en pierre, situées respectivement sur les parcelles n° 22 et 254, figurant au cadastre section AP, tel que délimité en rouge sur le plan annexé à l’arrêté : inscription par arrêté du 6 juin 2025

Personnages clés

Information non disponible - Aucun personnage nommé dans les sources Les textes ne citent aucun acteur historique précis.

Origine et histoire

La chapelle Saint-Martin d’Apilhac, située au nord d’Yssingeaux sur le lieu-dit d’Apilhac, est un modeste édifice roman du XIIe siècle, construit en moellons de granite et couvert de lauze. Elle se compose d’une nef non voûtée et d’un chœur rectangulaire à voûte en berceau, rythmés par des arcs aveugles en plein cintre. La façade ouest présente une baie centrale surmontée d’une ouverture carrée bouchée, tandis que l’entrée sud, dotée d’un fronton semi-circulaire, remplace probablement l’accès originel. Les tailloirs des piliers arborent des sculptures animales et géométriques, et une fresque à rinceaux orne la baie sud du chœur. Une croix en pierre sculptée complète l’ensemble.

L’existence d’Apilhac est attestée dès 1028 dans une charte de donation au prieuré de Chamalières-sur-Loire, dépendant de l’abbaye Saint-Chaffre du Monastre. La chapelle, mentionnée au XIIe siècle, était desservie par un chapelain au XIVe siècle, marquant son autonomie par rapport à la paroisse d’Yssingeaux. Un diagnostic archéologique récent a confirmé sa construction au début du XIIe siècle, ainsi qu’un agrandissement à l’époque moderne (XVIIe–XVIIIe siècles) et des modifications ultérieures, comme l’ajout d’une grange et d’un habitat au XIXe siècle. Des sépultures ont été découvertes lors de restaurations dans les années 1990, sans preuve formelle d’un cimetière attitré.

Classée Monument Historique en 2025, la chapelle illustre l’architecture romane régionale par ses éléments structuraux (arcatures, voûte, sculptures) et son évolution au fil des siècles. Son histoire reflète aussi les pratiques religieuses et funéraires locales, depuis son rôle médiéval jusqu’à sa réaffectation agricole. La croix adjacente, protégée avec l’édifice, souligne son ancrage dans le paysage patrimonial d’Auvergne-Rhône-Alpes.

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