Frise chronologique
1119
Première mention écrite
Première mention écrite
1119 (≈ 1119)
Chapelle citée dans un document.
XIIe siècle
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle
XIIe siècle (≈ 1250)
Période romane, monastère rural établi.
Fin XVIe siècle
Rattachement à Camarignan
Rattachement à Camarignan
Fin XVIe siècle (≈ 1695)
Prieuré annexé à Saint-André.
6 décembre 1949
Classement monument historique
Classement monument historique
6 décembre 1949 (≈ 1949)
Inscription par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle Sainte-Colombe : inscription par arrêté du 6 décembre 1949
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité |
Sources ne mentionnent aucun acteur historique. |
Origine et histoire
La chapelle Sainte-Colombe, située à Saint-Gilles dans le Gard, est un édifice religieux du XIIe siècle, marqué par l’influence romane provençale. Elle est le dernier vestige d’un petit monastère rural établi dans le mas de Sainte-Colombe, dont les bâtiments conventuels ont disparu au profit d’une ferme ultérieure. Son architecture combine des arcs formerets, des colonnes à chapiteaux ornés de volutes et de feuilles d’acanthe, ainsi qu’un tympan sculpté représentant sainte Colombe encadrée d’anges, potentiellement un réemploi d’époque romaine.
La nef, divisée en deux travées inégales, mène à un chœur voûté en berceau et une abside éclairée par une fenêtre à colonnettes. Le prieuré, simple et régulier, fut rattaché au XVIe siècle à celui de Saint-André de Camarignan. La chapelle, classée monument historique le 6 décembre 1949, illustre le patrimoine religieux médiéval de la Camargue, mêlant héritage roman et adaptations locales.
Son tympan, élément remarquable, pourrait provenir d’une réutilisation de matériaux antiques, hypothèse renforcée par le style des bas-reliefs. Le clocher carré, partiellement conservé, et les décors géométriques des impostes témoignent d’un artisanat soigné. Aujourd’hui, le site reste un exemple rare de l’architecture monastique rurale en Occitanie, lié à l’histoire agricole et religieuse de la région.