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Chapelle Sainte-Marie-des-Chazes à Saint-Julien-des-Chazes en Haute-Loire

Patrimoine classé
Patrimoine religieux
Chapelle romane
Eglise romane auvergnat

Chapelle Sainte-Marie-des-Chazes

    La Vernède
    43300 Saint-Julien-des-Chazes
Propriété de la commune
Chapelle Sainte-Marie-des-Chazes
Chapelle Sainte-Marie-des-Chazes
Chapelle Sainte-Marie-des-Chazes
Chapelle Sainte-Marie-des-Chazes
Chapelle Sainte-Marie-des-Chazes
Chapelle Sainte-Marie-des-Chazes
Chapelle Sainte-Marie-des-Chazes
Chapelle Sainte-Marie-des-Chazes
Chapelle Sainte-Marie-des-Chazes
Chapelle Sainte-Marie-des-Chazes
Chapelle Sainte-Marie-des-Chazes
Chapelle Sainte-Marie-des-Chazes
Chapelle Sainte-Marie-des-Chazes
Chapelle Sainte-Marie-des-Chazes
Chapelle Sainte-Marie-des-Chazes
Chapelle Sainte-Marie-des-Chazes
Chapelle Sainte-Marie-des-Chazes
Chapelle Sainte-Marie-des-Chazes
Chapelle Sainte-Marie-des-Chazes
Crédit photo : EmDee - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIIe siècle
Construction attribuée
1645
Incendie des archives
1862
Classement monument historique
1865
Cession à la commune
1865-1866
Travaux de consolidation
1904
Effondrement partiel
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Chapelle Sainte-Marie-des-Chazes : classement par liste de 1862

Personnages clés

Information non disponible - Aucun personnage nommé Les sources ne citent aucun acteur spécifique.

Origine et histoire

La chapelle Sainte-Marie-des-Chazes, de style roman auvergnat, était à l’origine l’église d’un prieuré dépendant de l’abbaye bénédictine de Saint-Pierre-des-Chazes. Bien que sa date de fondation reste incertaine, elle est attribuée aux XIIe ou XIIIe siècles. Après la Révolution, elle fut sécularisée, transformée en hangar agricole, puis cédée à la commune en 1865. Classée monument historique dès 1862, elle subit des travaux de consolidation en 1865-1866, mais un orage en 1904 provoqua l’effondrement du porche, du clocher et de la tribune, nécessitant une reconstruction minutieuse sous la direction des Beaux-Arts.

L’édifice, situé au bord de l’Allier et au pied de falaises basaltiques, se compose d’une nef unique voûtée en berceau, terminée par une abside en cul-de-four. Il abritait autrefois des peintures murales du XIIIe siècle, aujourd’hui disparues mais connues par des reproductions, ainsi qu’une statue romane de la Vierge en majesté (XIIe siècle), désormais conservée dans l’église paroissiale. Ces peintures, représentant la Passion et le Jugement dernier, furent transférées au musée du Puy après leur découverte.

Architecturalement, la chapelle présente un clocher-porche carré surmonté d’une flèche à antéfixes, ainsi que des fenêtres romanes jumelles à claveaux alternés. Son histoire est marquée par des destructions partielles, comme l’incendie de 1645 qui ravagea les archives du monastère, et par sa restauration au XIXe siècle. Propriété communale, elle illustre le patrimoine religieux médiéval de la Haute-Loire, mêlant art roman et histoire monastique.

Les sources évoquent également des hypothèses sur l’usage des bâtiments adjacents, peut-être destinés à loger la prieure ou servant de cimetière, en raison d’ossements et de litres funéraires découverts à proximité. Ces éléments soulignent le rôle multifonctionnel du prieuré dans la vie locale, entre culte, sépulture et organisation monastique.

Classée parmi les monuments historiques de France, la chapelle incarne aujourd’hui un témoignage préservé de l’art roman auvergnat, malgré les aléas de son histoire. Sa restauration et sa protection reflètent l’importance accordée à ce patrimoine, tant pour son architecture que pour son héritage spirituel et artistique.

Liens externes