Fondation de la chartreuse 1139 (≈ 1139)
Donation par Hugues de Cuiseaux, seigneur local.
1756-1787
Reconstructions successives
Reconstructions successives 1756-1787 (≈ 1772)
Campagnes de travaux au XVIIIe siècle.
1790-1791
Pillage et vente révolutionnaire
Pillage et vente révolutionnaire 1790-1791 (≈ 1791)
Dispersion des biens et stalles.
1927
Première inscription MH
Première inscription MH 1927 (≈ 1927)
Protection de l’architecture XVIIIe.
1968
Engloutissement par le lac
Engloutissement par le lac 1968 (≈ 1968)
Submersion due au barrage.
1971
Extension de la protection MH
Extension de la protection MH 1971 (≈ 1971)
Portail et pavillons sauvegardés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chartreuse de Vaucluse : inscription par arrêté du 15 juillet 1927
Personnages clés
Hugues de Cuiseaux - Seigneur de Virechatel et donateur
Fonda la chartreuse en 1139.
Olga Michon du Marais - Dernière propriétaire connue
Sauveteuse du portail avant 1968.
Origine et histoire
La chartreuse de Vaucluse, fondée en 1139 grâce à des donations dont celle d’Hugues de Cuiseaux (seigneur de Virechatel), est l’une des plus anciennes de l’ordre cartusien. Installée sur la rive droite de l’Ain, elle fut reconstruite à plusieurs reprises aux XVIIIe siècle (1756-1757, 1766, 1787), tout en conservant des éléments médiévaux comme ses jardins en terrasse. Son histoire bascula lors de la Révolution : pillée en 1790, ses biens furent vendus en 1791, et ses bâtiments transformés en exploitation agricole par des propriétaires successifs, dont la famille Michon du Marais.
En 1968, la construction du barrage de Vouglans entraîna l’engloutissement du site sous 45 à 70 mètres d’eau, ne laissant émerger que le portail et les pavillons d’entrée, démontés et reconstruits in situ grâce à l’intervention d’Olga Michon du Marais et d’EDF. Ces vestiges, classés Monument Historique depuis 1927 (étendus en 1971), surplombent désormais le lac. Le site immergé, accessible uniquement aux plongeurs expérimentés, abrite des ruines à 2-8°C, où furent même entreposées des bouteilles de vin en 2008 pour une expérience de vieillissement.
Les éléments mobiliers de la chartreuse, comme des stalles, furent dispersés après 1790 dans les églises voisines (Menouille, Vescles, Moirans). Leur provenance exacte — don des religieux ou achat par les paroisses — reste incertaine. Aujourd’hui, le site témoigne à la fois de l’architecture cartusienne du XVIIIe siècle et des bouleversements modernes liés à l’aménagement hydroélectrique du Jura.
L’inscription au titre des Monuments Historiques (1927, 1971) concerne spécifiquement l’architecture du XVIIIe siècle et les vestiges sauvegardés. Les terres au-dessus du niveau 429 NGF, épargnées par la montée des eaux, appartiennent toujours aux héritiers de la famille Michon du Marais, derniers propriétaires avant la submersion.
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