Frise chronologique
XIIe siècle
Construction de la forteresse
Construction de la forteresse
XIIe siècle (≈ 1250)
Fondation du château pour défendre le Maine.
1368
Prise par Robert Knolles
Prise par Robert Knolles
1368 (≈ 1368)
Château aux mains des Anglais.
1425
Reprise par Ambroise de Loré
Reprise par Ambroise de Loré
1425 (≈ 1425)
Libération du château des Anglais.
XVIIe siècle
Acquisition par les Beaumanoir-Lavardin
Acquisition par les Beaumanoir-Lavardin
XVIIe siècle (≈ 1750)
Transformation en lieu de vie mondaine.
Fin XVIIIe siècle
Reconstruction du château
Reconstruction du château
Fin XVIIIe siècle (≈ 1895)
Édification sur les ruines médiévales.
24 avril 1989
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
24 avril 1989 (≈ 1989)
Protection des façades, toitures et parc.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures du château et du pavillon d'entrée, l'ensemble des pièces du rez-de-chaussée du château, la grille d'entrée, le parc (cad. B 2, 4, 192 à 203 ; ZD 4 ; ZN 1) : inscription par arrêté du 22 avril 1986
Personnages clés
| Robert Knolles - Chef militaire anglais |
Preneur du château en 1368. |
| Ambroise de Loré - Commandant français |
Libérateur du château en 1425. |
| Famille Beaumanoir-Lavardin - Propriétaires aristocrates |
Transformateurs du château au XVIIe. |
| Madame de Sévigné - Femme de lettres |
Visiteuse régulière au XVIIe siècle. |
Origine et histoire
Le château de Malicorne, situé dans la Sarthe, trouve ses origines au XIIe siècle avec la construction d’une forteresse médiévale destinée à défendre les portes du Maine. Ce site stratégique change plusieurs fois de mains au cours des conflits franco-anglais : il est pris par Robert Knolles en 1368, puis repris par Ambroise de Loré en 1425. La bâtisse médiévale joue alors un rôle militaire clé dans la région.
À partir du XVIIe siècle, le château devient la propriété de la famille Beaumanoir-Lavardin, qui en fait un lieu de vie mondaine et culturelle. Madame de Sévigné, figure littéraire majeure, y séjourne régulièrement. L’ancienne forteresse, en ruine, est finalement remplacée à la fin du XVIIIe siècle par un nouveau château, construit sur ses fondations par les mêmes propriétaires.
L’architecture actuelle, partiellement inscrite aux monuments historiques depuis 1989, conserve des éléments des XVIIIe et XIXe siècles. Les protections incluent les façades, les toitures, le pavillon d’entrée, ainsi que le parc et une grille datée du XVIIIe siècle. Le bois de chasse adjacent, inscrit en 1986, témoigne de l’étendue passée du domaine.
Aujourd’hui, le château appartient à une société privée. Son histoire reflète les transformations des châteaux français, passant de places fortes médiévales à des résidences d’agrément, symboles du pouvoir et du prestige aristocratiques aux XVIIe et XVIIIe siècles.