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Château (vestiges de l'ancien) à Chaudenay-le-Château en Côte-d'or

Château (vestiges de l'ancien)

    1 Rue du Grand Charron
    21360 Chaudenay-le-Château
Propriété privée
Crédit photo : Nicole Jacquin - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1900
2000
1152
Première mention de la dame de Chaudenay
1196
Traitée garanti par Guidone de Chaudenay
1297
Reconnaissance féodale par Richard de Montbéliard
26 août 1434
Cession partielle à Louis du Croset
1562
Description détaillée du château
6 mars 1950
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Château (vestiges de l'ancien) : inscription par arrêté du 6 mars 1950

Personnages clés

Dame de Chaudenay (1152) - Propriétaire médiévale Sœur de Hugues de Mont-Saint-Jean.
Guidone de Chaudenay - Garant de traité en 1196 Lié à Eudes III de Bourgogne.
Richard de Montbéliard - Seigneur d'Antigny en 1297 Reconnaît la suzeraineté ducale.
Charles de Mello - Seigneur de Chaudenay en 1434 Cède une partie du fief.
Louis le Bâtard du Croset - Acquéreur en 1434 Reçoit la maison forte du Chaffault.
Robert Thayer - Propriétaire en 1952 Projet de restauration non réalisé.

Origine et histoire

Le château de Chaudenay, situé en Côte-d’Or, est un édifice médiéval bâti sur un éperon rocheux dominant la vallée du Préon. Son origine remonte au moins au XIIIe siècle, comme en témoignent ses structures défensives typiques de cette période. Le site, ceint de fossés et doté de tours imposantes, était stratégiquement positionné pour contrôler les accès au village et à la région environnante.

En 1152, la dame de Chaudenay, sœur de Hugues de Mont-Saint-Jean, est mentionnée comme l’une des premières figures liées au domaine. Vers 1196, Guidone de Chaudenay intervient comme garant d’un traité entre Eudes III de Bourgogne et Étienne de Mont-Saint-Jean, soulignant l’importance politique du lieu. Au fil des siècles, le château change de mains : en 1297, Richard de Montbéliard le reconnaît comme fief ducal, puis en 1434, Charles de Mello le cède à Louis le Bâtard du Croset.

Les descriptions architecturales des XVIe et XVIIe siècles révèlent un ensemble fortifié complet, incluant tours, courtines, fossés, et bâtiments agricoles. En 1562, le château compte six tours, un colombier, et des dépendances entourées de murs. Cependant, dès 1774, il est décrit comme « fort ancien et tomb[ant] en ruine », avec seulement trois tours subsistantes. Malgré son inscription aux monuments historiques en 1950, aucune restauration majeure n’a été entreprise après son rachat en 1952.

L’architecture du château reflète son adaptation au relief, avec une tour de Gissey à l’ouest et un donjon à l’est, aujourd’hui menacé de ruine. La courtine sud, face au village, abrite un logis moderne, tandis que la courtine nord, partiellement effondrée, conserve les bases d’une seconde tour. Les vestiges montrent des éléments défensifs comme des archères, des latrines, et un escalier à vis, caractéristiques des châteaux forts médiévaux.

Le site, bien que protégé, reste fragile. Son histoire, marquée par des partages successoraux et des abandons progressifs, illustre le déclin des forteresses féodales après le Moyen Âge. Aujourd’hui, les ruines offrent un témoignage tangible de l’ingénierie militaire et de la vie seigneuriale en Bourgogne aux XIIIe et XIVe siècles.

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