Construction initiale Fin du XIIe siècle (≈ 1295)
Érection du château pour protéger la voie romaine et surveiller la porte sud de l'Alsace.
1324
Période de la lignée des comtes de Ferrette
Période de la lignée des comtes de Ferrette 1324 (≈ 1324)
Le château passe par héritage aux Habsbourg.
1375
Destruction et abandon
Destruction et abandon 1375 (≈ 1375)
Destruction du château après une attaque et un incendie.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Ensemble des ruines du Vieux-Château telles qu'elles sont délimitées par les anciens fossés (cad. B 43) : inscription par arrêté du 4 juillet 1996 modifié par arrêté du 29 juillet 1996
Origine et histoire
Le château de Rougemont, à Rougemont-le-Château (Territoire de Belfort), est une petite forteresse érigée à la fin du XIIe siècle dans le sud du massif des Vosges à des fins défensives. Il a été utilisé militairement jusqu'au troisième quart du XIVe siècle et a été détruit et abandonné en 1375 après une attaque et un incendie ; certaines sources attribuent cette destruction à Enguerrand de Coucy ou à une invasion anglaise. Inscrit au titre des monuments historiques depuis le 4 juillet 1996, le site présente une occupation attestée par le mobilier archéologique. Construit sur une butte face aux plateaux jurassiens, à 736 m d'altitude, il domine la porte de Bourgogne, dite aussi porte d'Alsace. Appartenant aux comtes de Ferrette, le château a été établi vers la fin du XIIe siècle pour protéger une voie romaine venue de Langres, longeant les Vosges et passant par Rougemont-le-Château, et pour surveiller la porte sud de l'Alsace tout en symbolisant la puissance seigneuriale. À l'extinction de la lignée en 1324, il passa par héritage aux Habsbourg. Les vestiges comprennent un logis seigneurial dominé par un donjon circulaire, élevé du côté de l'attaque et qui a remplacé un premier donjon quadrangulaire du XIIe siècle. Les fouilles, commencées en 1977 et suivies d'une restauration complète, ont mis au jour un important mobilier militaire, civil et religieux conservé au musée de Belfort, parmi lequel figurent notamment des trompes ou cornes d'appel et plus de huit cents carreaux d'arbalète. L'occupation et les fonctions militaires du site sont confirmées par ces découvertes. La visite du fort est gratuite et libre, mais le site demeure difficile d'accès. La documentation comprend notamment l'ouvrage de Charles-Laurent Salch, Nouveau Dictionnaire des Châteaux Forts d'Alsace, et un guide du Parc naturel régional des Vosges du Nord qui présentent le château et son environnement.