Château

  • 01680 Groslée-Saint-Benoit
Crédit photo : Aurélien Prudhomme - Sous licence Creative Commons
Propriété d'une société privée

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1180
Construction initiale
1323
Reconnaissance du fief
1420
Vente à la Savoie
1455
Rachat familial
1580
Élévation en comté
XVe et XVIe siècles
Restauration du château
XVIIIe siècle
Démantèlement du château
5 octobre 1992
Inscription monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Ensemble des vestiges (cad. B 1304, 573) : inscription par arrêté du 5 octobre 1992

Personnages clés

Jacques de Groslée Sénéchal de Lyon, bâtisseur du château vers 1180.
Jocelyne de Groslée Reconnaît tenir le château en franc-fief du dauphin du Viennois en 1323.
Claude, baron de Groslée La seigneurie est élevée en comté en sa faveur en 1580.
Pierre-Pompée de Groslée Propriétaire du château, laisse une fille, Claire, mariée à Joachim du Cros.
Joseph-Marie de Barral Propriétaire du comté en 1789 après l'avoir repris en 1777.
Denis-Simon de Marquemont Archevêque ayant permis la célébration de messes dans la chapelle du château.

Origine et histoire

Le château de Groslée, ancien château fort du XIIe siècle, se dresse sur un coteau au‑dessus du bourg de Groslée (aujourd'hui Groslée‑Saint‑Benoît) et domine le Rhône, sur le territoire de l'ancienne paroisse d'Huilieux. Il aurait été bâti vers 1180 par Jacques de Groslée, sénéchal de Lyon. En 1323, Jocelyne de Groslée reconnut le tenir en franc‑fief du dauphin du Viennois; vers 1420 la seigneurie fut vendue au duc de Savoie puis rachetée par la famille en 1455. Par lettres de 1580 la seigneurie fut élevée en comté en faveur de Claude, baron de Groslée, et enrichie de la seigneurie de Luys et de plusieurs paroisses. Pierre‑Pompée de Groslée laissa une fille, Claire, mariée à Joachim du Cros qui reprit le fief en 1657; le comté passa ensuite par héritages jusqu'à Joseph‑Marie de Barral, qui en jouissait en 1789 après l'avoir repris en 1777. Restauré aux XVe et XVIe siècles, le château fut démantelé au XVIIIe siècle et il n'en subsiste aujourd'hui que le donjon. Le donjon carré du XIIe siècle est ceint d'une chemise et de braies flanquées de tours rondes adaptées au tir aux armes à feu; le château possédait une chapelle où deux messes étaient dites chaque semaine par permission de l'archevêque Denis‑Simon de Marquemont. L'ensemble des vestiges est inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du 5 octobre 1992.

Liens externes