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Château à Apremont-sur-Allier dans le Cher

Château

    40 Rue Madame Eugène Schneider
    18150 Apremont-sur-Allier
Propriété privée
Château
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Château
Château
Château
Crédit photo : Lolob - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1450-1500
Reconstruction du château
1477
Financement par Philibert de Boutillat
début XVIIe siècle
Surélévation du logis
1752
Fondation de la verrerie royale
1ère moitié XIXe siècle
Restauration et écuries
1934-1942
Reconstruction néogothique
16 juin 1989
Classement Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Château et ses écuries (cad. C 12, 13) : inscription par arrêté du 16 juin 1989

Personnages clés

Philibert de Boutillat - Bailli de Nevers et trésorier de France Finança la reconstruction du château en 1477.
Eugène Schneider - Industriel et maître de forges Reconstruit le château en style néogothique (1934-1942).
Gilles de Brissac - Créateur du parc floral Développa les jardins à partir de 1970.
Antoinette Schneider - Propriétaire et mécène Maintint le domaine après 1942.
Alexandre Serebriakoff - Architecte et peintre Conçut les fabriques du parc floral.

Origine et histoire

Le château d'Apremont, situé dans le département du Cher en région Centre-Val de Loire, occupe un emplacement stratégique en surplomb de l'Allier. À l’origine, une forteresse médiévale contrôlait la route longeant la rivière, mais elle fut détruite lors de la guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons à la fin du XIVe et début du XVe siècle. Entre 1450 et 1500, une reconstruction totale donna naissance au château actuel, doté de cinq tours fortifiées (dont celles du Bourg et de la Chapelle) reliées par des courtines. En 1477, Philibert de Boutillat, bailli de Nevers, obtint des fonds pour ces travaux, marquant la transition vers une résidence seigneuriale.

Au début du XVIIe siècle, le logis fut surélevé d’un étage, puis une aile fut réaménagée au XVIIIe siècle pour accueillir une verrerie royale fondée en 1752. La première moitié du XIXe siècle vit une restauration majeure : les écuries remplacèrent la verrerie, tandis que la galerie entre les tours du Bourg et de la Chapelle fut détruite. Entre 1934 et 1942, l’industriel Eugène Schneider financa une reconstruction en style néogothique, supervisée par le décorateur De Galéa, redonnant au château son aspect actuel.

Le château est resté dans les mêmes familles par héritage féminin depuis 1722 (Béthune, Masseran, Saint-Sauveur, Schneider, Brissac). Au XXe siècle, Antoinette Schneider et son fils, Gilles de Brissac, développèrent un parc floral de quatre hectares, ouvert au public depuis 1970. Ce parc, inspiré des jardins anglais, abrite des essences rares, des fabriques exotiques (Pont-Pagode, Pavillon Turc) et des collections botaniques remarquables. Le domaine, classé Monument Historique en 1989, est aujourd’hui géré par la famille Hurstel.

Les matériaux utilisés pour sa construction proviennent en partie des carrières locales de pierre calcaire jaunâtre, exploitée aux XVIIe et XVIIIe siècles. Cette pierre, transportée par voie fluviale, fut employée dans de nombreux édifices de la région. Le château illustre ainsi plusieurs siècles d’histoire architecturale, mêlant défense médiévale, résidence aristocratique et patrimoine industriel.

Le parc floral, créé par Gilles de Brissac, s’étend sur d’anciens prés et une carrière désaffectée. Il comprend une cascade de 650 tonnes de rochers, des étangs plantés de nymphéas, et des massifs d’arbustes à fleurs. Les « fabriques » (Belvédère russe, Pont-Pagode) furent conçues par l’architecte Alexandre Serebriakoff, tandis que des panneaux de faïence de Nevers racontent un voyage imaginaire. Ce parc, ouvert six mois par an, attire 40 000 visiteurs et contribue à la vitalité du village.

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