Première attestation du château XIIe siècle (≈ 1250)
Mention historique initiale du site.
XIIIe siècle
Construction de l’emplacement actuel
Construction de l’emplacement actuel XIIIe siècle (≈ 1350)
Butte-témoin choisie pour le château.
XVe siècle
Passage aux Montagu
Passage aux Montagu XVe siècle (≈ 1550)
Acquisition par Ottonin de Montagu.
1820 (vers)
Restauration et aménagements
Restauration et aménagements 1820 (vers) (≈ 1820)
Campagne majeure au XIXe siècle.
4 décembre 2002
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 4 décembre 2002 (≈ 2002)
Protection du logis et dépendances.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le logis en totalité, avec ses décors immeubles par destination, sa cour et ses terrasses ; la cour des communs et les façades et toiture de la maison du gardien ; les soutènements, murs et arcades voûtées des terrasses alentours du corps de logis et de la cour des communs ; le parterre ovale et le jardin à murs coupe-vent ; le parc avec la glacière et les murs qui l'entourent ; le mur du verger ; les sols, les sous-sols et les vestiges archéologiques qu'ils contiennent pour les parcelles 88 à 96 et 100 (cad. A 82, 88 à 96, 98 à 100) : inscription par arrêté du 4 décembre 2002
Personnages clés
Ottonin de Montagu - Propriétaire au XVe siècle
Acquiert le château pour sa famille.
Origine et histoire
Le château de Châtillon-sur-Lison, situé sur la commune de Cussey-sur-Lison dans le Doubs, est un monument historique dont l’existence est attestée dès le XIIe siècle. L’emplacement actuel, en hauteur sur une butte-témoin, date du XIIIe siècle. Il fut le siège de la Maison de Châtillon, une lignée familiale aujourd’hui disparue, avant de passer au XVe siècle aux mains de la famille de Montagu, notamment par Ottonin de Montagu. Le site offre une vue imprenable sur les vallées de la Loue et du Lison, avec une architecture marquée par des campagnes de restauration aux XVIe et XVIIIe siècles.
Le logis, en arc de cercle avec une tour centrale en saillie et une aile ouest, s’organise autour d’une cour à deux niveaux, incluant une cour des communs au nord. Plusieurs pièces conservent des décors remarquables, notamment trois salles ornées de lambris et cheminées de style Louis XVI. Le château, partiellement inscrit aux monuments historiques depuis 2002, comprend aussi des terrasses, un parc avec glacière, et des vestiges archéologiques protégés. Propriété privée, il illustre l’évolution architecturale et sociale d’un château fort médiéval transformé en résidence seigneuriale.
Les campagnes de restauration du XIXe siècle, vers 1820, ont marqué la dernière phase majeure d’aménagement du site. Les éléments protégés incluent non seulement le logis et ses décors, mais aussi les murs de soutènement, les terrasses, le parterre ovale, et un jardin clos. La localisation stratégique du château, entre forêt dense et bourg voisin, en fait un témoignage à la fois militaire, résidentiel et paysager de l’histoire franc-comtoise, du Moyen Âge à l’époque moderne.