Château fort médiéval Fin du Moyen Âge (≈ 1213)
Édification du château fort avec enceinte quadrangulaire et tourelles.
XIIIe siècle
Origines du château
Origines du château XIIIe siècle (≈ 1350)
Début de la construction du château sur l'emplacement d'une ancienne carrière.
XVIe siècle
Rénovation majeure
Rénovation majeure XVIe siècle (≈ 1650)
Reconstruction de l'aile orientale et ajout de la chapelle saillante.
1926
Classement historique
Classement historique 1926 (≈ 1926)
Classement des vestiges du château au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Restes du château, fossés adjacents et cour intérieure : classement par décret du 13 juillet 1926
Origine et histoire
Le château de Berzy-le-Sec, élevé sur l'emplacement d'une ancienne carrière, était le manoir des vicomtes de Berzy. Il s'agit d'un ancien château fort des XIVe-XVe siècles, remanié au XVIe siècle, dont les ruines se dressent à Berzy-le-Sec, commune déléguée de Bernoy-le-Château (Aisne, Hauts-de-France), à proximité de l'église romane. Classés au titre des monuments historiques par décret du 13 juillet 1926, les vestiges comprennent une enceinte quadrangulaire d'environ 40 × 50 mètres flanquée, aux angles, de tourelles appuyées sur des contreforts et bordée de bâtiments incendiés autour d'une cour. L'aile orientale, reconstruite au XVIe siècle, est encore bien conservée ; au nord, il ne subsiste pratiquement rien. L'accès se faisait par un châtelet d'entrée muni d'une porte à mâchicoulis et d'une herse dont les rainures de manœuvre sont encore visibles ; une tour-porte saillante, encadrée de puissants contreforts et de tourelles intégrées au couronnement à mâchicoulis, précède ce passage. L'ouverture en cintre surbaissé porte les rainures du pont-levis et encadre une niche qui accueillait probablement la statuette d'un saint protecteur, au-dessus de trois écussons seigneuriaux ; l'espace entre les deux portes pouvait servir d'assommoir. Une chapelle saillante, datée du XVIe siècle, voûtée en croisées d'ogives et percée de larges fenêtres vers le fossé, assurait une protection symbolique de l'entrée ; elle est construite en bel appareil calcaire aux lits réguliers. L'aile orientale présentait à l'origine des fenêtres rectangulaires surmontées d'arcs aveugles formant des motifs en tiers-point dont les tympans étaient décorés ; ces murs ont ensuite été percés de larges baies rectangulaires lors de remaniements. Du côté du plateau, face aux approches, s'étendait une basse-cour dont il ne subsiste que des traces, aujourd'hui partiellement occupées par un long hangar métallique. Parmi les fragments mobiliers signalés, un médaillon en pierre portant des armoiries — un écu parti dont le champ gauche présente trois jumelles, le champ droit étant dégradé — est conservé sur un mur de l'église de l'abbaye Saint-Léger, qui abrite le musée de Soissons. Habité jusqu'en 1918, le château a été gravement endommagé à la suite des bombardements de cette période.