Frise chronologique
1292
Fondation de Labastide-Villefranche
Fondation de Labastide-Villefranche
1292 (≈ 1292)
Création par Marguerite de Béarn contre les Anglais.
XIXe siècle
Transformation par Madame Combes
Transformation par Madame Combes
XIXe siècle (≈ 1865)
Ajout du parc et éléments pittoresques.
2009
Rachat par M. Vidalinc
Rachat par M. Vidalinc
2009 (≈ 2009)
Début de la restauration actuelle.
2022
Sélection Loto du Patrimoine
Sélection Loto du Patrimoine
2022 (≈ 2022)
Subvention de 256 000 euros obtenue.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Pour être conservé et remis en état : le domaine du Château Bijou composé des parties bâties et non bâties suivantes : le château (cad. B 352) ; la chapelle (cad. B 354) ; le cloître (cad. B 355) ; le par cet les jardins (cad. B 271, 272) ; le lac (cad. B 73) ; l'embarcadère (cad. B 353) ; la réserve d'eau douce (cad. D 515) : classement par décret du 21 avril 2008
Personnages clés
| Madame Combes (née Saint-Macary) - Propriétaire et mécène |
Transforma la gentilhommière en château éclectique. |
| M. Vidalinc - Propriétaire actuel |
Engagea la restauration depuis 2009. |
| Stéphane Bern - Porteur du Loto du Patrimoine |
Soutien financier en 2022. |
Origine et histoire
Le Château Bijou trouve ses origines dans une simple gentilhommière édifiée par un certain Dussine. Au XIXe siècle, Madame Combes, née Saint-Macary, entreprend des travaux colossaux pour le transformer en un château pittoresque, agrémenté d’un parc paysager. Ce dernier intègre un cloître breton du XIIIe siècle reconstitué, un temple de l’Amour, ainsi qu’une chapelle néo-gothique abritant autrefois un crucifix sévillan. La propriétaire fit même dévier la route départementale pour aménager son domaine selon ses désirs.
Victime d’un incendie ayant endommagé sa toiture en zinc, le château fut abandonné avant d’être racheté en 2009 par M. Vidalinc, qui engagea sa restauration. En 2022, il fut sélectionné parmi les sites soutenus par le Loto du Patrimoine, bénéficiant d’une subvention de 256 000 euros pour sa préservation. Son architecture éclectique et son histoire romantique en font un symbole du patrimoine local.
Labastide-Villefranche, fondée en 1292 par Marguerite de Béarn pour contrer les prétentions anglaises, fut un lieu stratégique et religieux. Le village, marqué par des conflits entre catholiques et protestants, vit son temple détruit après la révocation de l’Edit de Nantes. Le Château Bijou, bien que postérieur à cette époque troublée, s’inscrit dans ce paysage historique riche, entre héritage médiéval et transformations modernes.
Le parc du château, conçu comme un écrin romantique, reflète les goûts du XIXe siècle pour les folies architecturales et les jardins pittoresques. La chapelle néo-gothique, l’embarcadère et les éléments reconstitués témoignent d’une volonté de créer un univers onirique, mêlant références historiques et fantaisie. Ces aménagements, bien que partiellement dégradés, restent emblématiques de l’esprit du lieu.
La région, ancrée dans le Béarn, fut un carrefour d’influences entre la France et l’Angleterre, notamment pendant les guerres de Religion. Le Château Bijou, bien que plus récent, incarne cette dualité entre tradition locale et inspirations extérieures, comme en attestent ses éléments bretons ou sévillans. Son sauvetage récent illustre l’attachement contemporain à ce patrimoine hybride.