Première mention féodale 1348 (≈ 1348)
Jean de Frôlois tient la maison forte.
28 octobre 1382
Transmission à Guichard Dauphin
Transmission à Guichard Dauphin 28 octobre 1382 (≈ 1382)
Dénombrement via Marguerite de Frôlois.
XVIIe siècle
Construction partielle des bâtiments
Construction partielle des bâtiments XVIIe siècle (≈ 1750)
Visibles sur le cadastre de 1826.
10 novembre 1976
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 10 novembre 1976 (≈ 1976)
Façades, toitures, colombier protégés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures du château et des deux tours isolées ; colombier ; balustrades des terrasses (cad. F 292) : inscription par arrêté du 10 novembre 1976
Personnages clés
Jean de Frôlois - Seigneur de Molinot
Premier détenteur connu en 1348.
Guichard Dauphin - Sénéchal du Nivernais
Propriétaire en 1382 via héritage.
Marguerite de Frôlois - Épouse de Guichard Dauphin
Transmet la seigneurie par mariage.
Origine et histoire
Le château de Chorey-les-Beaune, situé dans la commune éponyme en Bourgogne-Franche-Comté (Côte-d’Or), trouve ses origines au Moyen Âge. Dès 1348, Jean de Frôlois, seigneur de Molinot, détient en fief la maison forte de Chorey pour le duc de Bourgogne. En 1382, le domaine est transmis à Guichard Dauphin, sénéchal du Nivernais, par héritage via Marguerite de Frôlois, son épouse. Les vestiges du XVIIe siècle, visibles sur le cadastre de 1826, montrent une configuration partiellement modifiée, avec des bâtiments abattus et des communs recomposés.
L’architecture actuelle mêle un pavillon central rectangulaire flanqué d’une tour carrée et d’une aile en retour (sud), des communs au nord, deux tours isolées (nord-ouest/sud-ouest), et un colombier. Les toits, couverts de tuiles plates, adoptent des formes variées : croupes, pavillons ou poivrières. Les façades, percées de baies rectangulaires, et les douves du XVIIe siècle encore en eau soulignent le caractère défensif et résidentiel du site. Une allée relie le château à la rue Jacques Germain (RD 2a), traversant un parc arboré et un clos de pinot noir.
Classé partiellement aux monuments historiques depuis le 10 novembre 1976 (façades, toitures, colombier, balustrades), le château conserve des traces de remaniements des XVIIIe et XIXe siècles, comme les baies à balconnets. Les fossés, peut-être datés du XIIIe siècle selon les propriétaires, et les bâtiments figurant sur le cadastre de 1826 attestent d’une évolution constante. Aujourd’hui propriété privée, le site reste ceint d’un mur en moellons surmonté de laves, préservant son caractère historique et viticole.
Les matériaux dominants — moellons de pierre enduits, tuiles plates (dont certaines plombifères) — et la disposition en L des corps de bâtiment reflètent à la fois l’héritage médiéval et les adaptations ultérieures. Les communs, organisés autour d’un corps central flanqué de pavillons, abritaient probablement des activités agricoles ou domestiques liées à l’exploitation viticole environnante, typique de la Bourgogne.
Le château illustre ainsi la transition entre forteresse et résidence seigneuriale, puis domaine viticole, au cœur d’une région où la vigne et l’histoire se mêlent étroitement depuis le Moyen Âge. Son inscription aux monuments historiques protège un patrimoine à la fois architectural et paysager, témoin des dynamiques sociales et économiques locales.
Avis
Veuillez vous connecter pour poster un avis