Conflit entre Frôlois et Mont-Saint-Jean 1117 (≈ 1117)
Guerre entre deux seigneuries voisines.
1243 et 1301
Châtellenie dépendante de Saint-Seine
Châtellenie dépendante de Saint-Seine 1243 et 1301 (≈ 1301)
Archives confirmant le fief.
1372
Donjon exclu du domaine
Donjon exclu du domaine 1372 (≈ 1372)
Propriété de l’Hôpital de Rhodes.
1614
Confirmation du statut du donjon
Confirmation du statut du donjon 1614 (≈ 1614)
Dépendance maintenue à Rhodes.
1683
Vente à Pierre du Ban
Vente à Pierre du Ban 1683 (≈ 1683)
Érection en comté par le nouveau propriétaire.
1795
Acquisition par Nicolas Pierre Regnault
Acquisition par Nicolas Pierre Regnault 1795 (≈ 1795)
Château vendu après la Révolution.
1924
Mention d’un château fort
Mention d’un château fort 1924 (≈ 1924)
Vestiges d’une baronnie bourguignonne.
1977 et 1991
Classements Monument Historique
Classements Monument Historique 1977 et 1991 (≈ 1991)
Protection des façades et enceintes.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures ; chambre dite d'Antoine de Vergy et son décor (cad. AD 16) : inscription par arrêté du 21 décembre 1977 ; Murs de soutènement et d'enceinte (cad. AD 2, 16 à 18, 225) : inscription par arrêté du 19 mars 1991
Personnages clés
Pierre du Ban de la Feuillée - Propriétaire en 1683
Érige Frôlois en comté.
Nicolas Pierre Regnault - Acquéreur en 1795
Achat post-Révolution.
Antoine de Vergy - Personnage associé à une chambre
Décor classé au titre MH.
Origine et histoire
Le château de Frôlois est une forteresse médiévale édifiée au XIIIe siècle, puis transformée aux XIVe et XVIIIe siècles. Situé à l’extrémité sud du village de Frôlois (Côte-d’Or), il surplombe de 100 mètres la vallée du Vau et la route départementale 122. Son emplacement stratégique sur un éperon rocheux en fait un site défensif majeur, entouré autrefois de murailles, d’un fossé taillé dans le roc, et protégé par un pont-levis précédant l’entrée.
En 1117, des conflits opposent les seigneuries de Frôlois et de Mont-Saint-Jean. Les archives attestent qu’en 1243 et 1301, la châtellenie relève du fief de Saint-Seine. En 1372, le château — à l’exception de son donjon, propriété de l’Hôpital de Rhodes — est ceint de remparts et abrite une église, un presbytère et un cimetière dans son enceinte. Ce statut est confirmé en 1614. La forteresse, chef-lieu d’une baronnie du duché de Bourgogne, passe en 1683 à Pierre du Ban de la Feuillée, qui l’érige en comté.
Au XVIIe siècle, un corps de logis remplace partiellement les anciennes structures. Le salon du XVIIIe siècle, orné de tapisseries peintes italiennes de Bergame, témoigne des aménagements ultérieurs. En 1795, le domaine est acquis par Nicolas Pierre Regnault. Au XXe siècle, il subsiste des vestiges classés Monument Historique : façades, toitures, murs d’enceinte, et une chambre décorée dite d’Antoine de Vergy, protégée depuis 1977 et 1991.
L’architecture actuelle mêle ainsi des éléments défensifs médiévaux — terrasses en à-pic, douves — et des espaces résidentiels des Temps Modernes. Le site illustre l’évolution d’une place forte bourguignonne, marquée par les conflits féodaux, puis par son adaptation aux usages seigneuriaux sous l’Ancien Régime.
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