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Château d'Agos-Vidalos dans les Hautes-Pyrénées

Château d'Agos-Vidalos

  • 43 Avenue du Lavedan
  • 65400 Agos-Vidalos
43 Av. du Lavedan, 65400 Agos-Vidalos, France

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1900
2000
1175
Construction du château
XIIIe siècle
Rachat par Pétronille de Bigorre
1981
Effondrement de la tour
1992-1997
Reconstruction partielle
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Centulle III - Comte de Bigorre Commanditaire du château en 1175
Pétronille de Bigorre (Peyrona) - Comtesse de Bigorre Rachat et consolidation au XIIIe siècle
Eschivat IV de Chabanais - Héritier de Pétronille Développement agricole local via avantages fiscaux

Origine et histoire

Le château d'Agos-Vidalos, aussi appelé tour de Vidalos, est une construction militaire érigée au XIIe siècle sur ordre de Centulle III, comte de Bigorre. Implanté sur un piton rocheux au sud du village, il surplombait la route historique entre Lourdes et Argelès-Gazost ainsi que le gave de Pau. Son rôle initial était de protéger la vallée du Lavedan des raids répétés menés par des pillards aragonais, basques ou navarrais, fréquents à cette époque trouvée dans les Pyrénées.

En 1175, Centulle III entreprend la construction de ce château fort, marquant le début de son histoire documentée. Au XIIIe siècle, la comtesse Pétronille de Bigorre (aussi nommée Peyrona) en devient propriétaire après rachat. Elle engage d'importants travaux de consolidation pour renforcer la structure. Son petit-fils, Eschivat IV de Chabanais, héritier du domaine, favorisa ensuite le développement agricole local en octroyant des avantages fiscaux aux paysans installés sur ses terres, illustrant le lien entre pouvoir seigneurial et économie rurale.

La tour, élément central du château, présentait une architecture défensive caractéristique : trois niveaux sans ouverture au rez-de-chaussée, accessible uniquement par une porte située à 6 mètres de hauteur. Les étages supérieurs, exiguës, ne comportaient que des archères pour la défense. La toiture originale, à double pente interne, permettait l'évacuation des eaux par des ouvertures murales. Aucune trace ne subsiste de l'enceinte en bois qui entourait probablement la motte castrale à l'origine.

Au XXe siècle, le monument connut un effondrement partiel en 1981, restant en ruine pendant près d'une décennie. Entre 1992 et 1997, une association locale supervisa sa reconstruction, bien que certaines modifications aient été apportées : une porte fut percée à la base (contrairement à l'accès d'origine en hauteur), et la toiture ne fut pas restituée à l'identique. Une enceinte en pierre fut également reconstruite lors de ces travaux, sans certitude quant à sa fidélité historique.

Aujourd'hui, un escalier métallique permet d'accéder à la plate-forme supérieure de la tour, offrant un point de vue sur la vallée. Le site témoigne des techniques de défense médiévales et des enjeux stratégiques des Pyrénées centrales au Moyen Âge, tout en illustrant les défis contemporains de préservation du patrimoine.

Liens externes

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