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Château d'Alco dans l'Hérault

Château d'Alco

  • 1977 Avenue des Moulins
  • 34080 Montpellier
Vpe
1977 Av. des Moulins, 34080 Montpellier, France

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
vers 1740
Construction du château
1744
Première attestation du château
1756
Localisation sur un atlas
janvier 1980
Achat par le Conseil général
1985-1989
Restauration et construction
1993
Critique du « saccage » urbanistique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Antoine-Samuel Bonnier - Fermier général et commanditaire Propriétaire initial, famille de drapiers.
Bonnier d’Alco - Nom adopté par le propriétaire En référence au domaine acquis.
Léandre Vaillat - Écrivain (mention en 1937) A souligné l’harmonie du château.

Origine et histoire

Le château d’Alco est une folie montpelliéraine construite vers 1740 pour Antoine-Samuel Bonnier, fermier général issu d’une famille de drapiers reconvertis dans la finance. Son existence est attestée dès 1744, et un atlas de 1756 montre son emplacement avec un terrain clos de murs, bien que les jardins, absents de ce plan, aient probablement été aménagés ultérieurement. Le propriétaire adopta le nom de Bonnier d’Alco, en référence au domaine, tout comme un autre membre de sa famille, propriétaire du château de la Mosson, prit le nom de Bonnier de La Mosson. Ce monument, moins monumental que d’autres folies locales, incarne l’architecture résidentielle de l’époque Louis XV, avec une façade sobre animée par un fronton et un perron modeste.

En janvier 1980, le château est acquis par le Conseil général de l’Hérault, qui mène entre 1985 et 1989 un vaste programme de restauration et de construction de l’Hôtel du département en face. Aujourd’hui, le rez-de-chaussée abrite un restaurant réservé aux conseillers départementaux, tandis que l’étage accueille des bureaux. Les jardins, accessibles au public, s’organisent selon un axe symétrique avec bassins et fontaines, reliés par un escalier à double volée. Bien que l’environnement ait été urbanisé (pavillons et immeubles remplaçant les anciennes vignes), le site conserve un charme souligné en 1937 par l’écrivain Léandre Vaillat, qui vantait son harmonie avec la colline et la lumière languedocienne.

La revue Monuments historiques dénonce en 1993 le « saccage » urbanistique des abords du château, mettant en lumière les tensions entre préservation patrimoniale et développement urbain. Originellement entouré de communs viticoles aujourd’hui disparus, le château illustre l’évolution des folies montpelliéraines, passées de résidences aristocratiques ou bourgeoises à des fonctions administratives, tout en gardant une valeur paysagère et architecturale remarquable.

Liens externes

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