Frise chronologique
1678-1692
Construction du château
Construction du château
1678-1692 (≈ 1685)
Sur plans de Jules Hardouin-Mansart pour Léonard de Caupenne.
1839
Transfert du portail
Transfert du portail
1839 (≈ 1839)
Provenant de l’abbaye Saint-Jean de la Castelle.
1902
Installation de la mosaïque
Installation de la mosaïque
1902 (≈ 1902)
Mosaïque gallo-romaine du IVe siècle dans le vestibule.
12 octobre 1948
Première inscription MH
Première inscription MH
12 octobre 1948 (≈ 1948)
Protection du château seul.
18 septembre 2000
Inscription complète MH
Inscription complète MH
18 septembre 2000 (≈ 2000)
Château, dépendances et portail protégés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château dans sa totalité et ses dépendances (cad. AB 7) ; portail d'entrée au château (cad. AB 8) : inscription par arrêté du 18 septembre 2000
Personnages clés
| Jules Hardouin-Mansart - Architecte |
A conçu les plans du château (1678-1692). |
| Léonard de Caupenne - Commanditaire et marquis d’Amou |
Gouverneur de Bayonne, propriétaire initial. |
Origine et histoire
Le château d'Amou, situé dans le département des Landes en Nouvelle-Aquitaine, fut construit entre 1678 et 1692 sur les plans de l’architecte Jules Hardouin-Mansart pour Léonard de Caupenne, marquis d’Amou et gouverneur de Bayonne. Ce monument, inscrit aux Monuments Historiques en 1948 (château) et 2000 (dépendances et portail), illustre une synthèse harmonieuse des styles classique et Louis XIII. Il conserve des décors intérieurs d’origine, dont une cage d’escalier monumentale et un salon orné de pilastres cannelés. Transmis en ligne directe depuis sa création, le domaine a préservé sa vocation agricole, incluant une chapelle privée.
Le portail d’entrée, démonté en 1839 de l’abbaye Saint-Jean de la Castelle (Duhort-Bachen), fut réinstallé sur le site. Le vestibule abrite depuis 1902 une mosaïque gallo-romaine du IVe siècle, découverte sur la villa du Gleyzia (Augreilh), tandis que d’autres fragments ornent une maison à Saint-Sever. Ces éléments témoignent des réemplois artistiques opérés par les propriétaires au fil des siècles, tout en ancrant le château dans un patrimoine régional plurimillénaire.
Classé pour son architecture et son histoire familiale ininterrompue, le château d’Amou incarne à la fois l’héritage aristocratique landais et les adaptations successives de son bâti. Ses dépendances, toujours dédiées à l’exploitation agricole, soulignent la pérennité de sa fonction initiale. L’inscription de l’ensemble (château, portail, dépendances) en 2000 consacre sa valeur patrimoniale, tant pour son architecture que pour son mobilier et ses décors préservés.