Château d'Anet dans l'Eure-et-Loir

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château de style Renaissance

Château d'Anet

  • 398 Le Parc
  • 28260 Anet
Château dAnet
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Crédit photo : audinou - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1531
Héritage de Diane
1547-1552
Construction du château
XVIIe siècle
Transformations majeures
1804
Destruction partielle
XIXe siècle
Restauration et reconstitution
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Château et toutes les parties bâties et non bâties du domaine l'accompagnant, avec tous leurs aménagements, y compris les installations hydrauliques (cad. B 20, 22 à 29) : classement par arrêté du 25 mars 1993

Personnages clés

Diane de Poitiers Favorite du roi Henri II, elle hérita d'Anet et fit reconstruire le château.
Philibert Delorme Architecte responsable de la construction du château d'Anet.
Louis de Brézé Mari de Diane de Poitiers, à sa mort elle hérita du domaine d'Anet.
Benvenuto Cellini Sculpteur italien ayant réalisé une nymphe de bronze pour le portail du château.
Claude Desgots Architecte ayant conçu un escalier monumental pour le château.
Ferdinand Moreau Responsable de la campagne de reconstitution architecturale et paysagère au XIXe siècle.
Charles Lorin Maître verrier ayant réalisé des vitraux pour la chapelle au début du XXe siècle.
Alexandre Lenoir Sauva des fragments du décor du château au début du XIXe siècle.

Origine et histoire du Château d'Anet

Le château d'Anet, en Eure-et-Loir, est un château de la Renaissance édifié pour Diane de Poitiers, favorite du roi Henri II. Diane hérita d'Anet à la mort de son mari Louis de Brézé en 1531 et fit entreprendre la reconstruction du domaine dans la seconde moitié du XVIe siècle. Philibert Delorme dirigea les travaux qui donnèrent naissance aux deux ailes latérales, à la chapelle et au corps d'entrée, tandis que la construction du château s'étendit entre 1547 et 1552. Diane tint à conserver une partie de l'ancien château médiéval à l'est et réunit pour le projet des artistes comme Jean Goujon, Jean Cousin et des dessinateurs proches de Primatice. L'édifice fut organisé en U autour d'une cour d'honneur, avec des cours latérales desservant dépendances et écuries, et derrière le logis central un jardin à la française bordé d'une galerie d'arcades et de pavillons. Le décor comprenait fontaines, bas-reliefs et sculptures ; certains dessins de Primatice et des panneaux émaillés exécutés d'après ses cartons ont été associés à la chapelle et à d'autres éléments du décor. Une nymphe de bronze commandée à Benvenuto Cellini devait orner le portail ; au-dessous figurait la devise gravée au frontispice. Un groupe animé représentant Diane, un cerf et des chiens servait d'automate horloger ; l'original fut fondu pendant la Révolution et remplacé ensuite par une reproduction. De l'organisation primitive subsistent aujourd'hui principalement l'aile ouest, modifiée aux XVIIe-XVIIIe siècles, et la chapelle qui était enchâssée dans l'aile droite, les autres corps de bâtiment ayant été détruits. Sous les princes de Vendôme le domaine connut d'importantes transformations : création d'un grand canal, élévation de la façade, percements, construction de pavillons et d'un hémicycle, et installation d'un vestibule avec un escalier monumental réalisé d'après les plans de Claude Desgots. La succession des propriétaires entraîna de nombreuses ventes et modifications, puis, à la Révolution, le château fut séquestré, dépecé et mis en vente ; le mobilier et des éléments architecturaux furent dispersés. En 1804 une large partie du corps central et de l'aile droite fut démolie à l'explosif, tandis que la conservation d'une aile permit quelques reprises ultérieures. Au XIXe siècle, le comte de Riquet de Caraman entreprit des travaux de restauration, puis Ferdinand Moreau mena une campagne de reconstitution architecturale et paysagère ; Moreau reconstitua aussi la propriété en rachetant le grand parc. Le cryptoportique enfoui fut redécouvert en 1879 et, au début du XXe siècle, des vitraux furent commandés pour la chapelle au maître verrier Charles Lorin (1904-1906). Pendant la Première Guerre mondiale le château servit d'hôpital auxiliaire, et au XXe siècle il resta dans des familles privées qui en poursuivirent l'entretien. Des éléments du décor et des sculptures ont été recueillis par des musées ou vendus aux enchères, et Alexandre Lenoir sauva au début du XIXe siècle des fragments qui furent successivement exposés à l'École des Beaux-Arts. L'intérieur de la chapelle forme une rotonde décorée de pilastres et de statues d'apôtres, surmontée d'une coupole à caissons conçue par Delorme pour produire un effet d'optique trompe-l'œil. Le portail et certaines sculptures ont été transférés à l'École nationale supérieure des Beaux-Arts à Paris à diverses reprises, et la façade du château a également fait l'objet de transferts et de restitutions. Propriété privée et habitée, le château, sa cour et la chapelle sont néanmoins ouverts au public et le site fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis le 25 mars 1993.

Liens externes