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Château d'Angrie en Maine-et-Loire

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château

Château d'Angrie

  • La Basse Cour
  • 49440 Angrie
Château dAngrie
Château dAngrie
Château dAngrie
Château dAngrie
Château dAngrie
Crédit photo : Romain Bréget - Sous licence Creative Commons
Propriété privée
49440 Angrie, La Basse Cour

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle
Première mention de la seigneurie
1586
Description du château médiéval
1725
Extinction de la lignée d’Andigné
1727
Vente à la famille Turpin de Crissé
1846-1847
Reconstruction du château néogothique
1867
Reconstruction de la ferme
Années 1990
Restauration modifiant l’apparence
2008
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L'assiette archéologique médiévale de l'ancien château, y compris ses douves en eau et les deux ponts les franchissant ; les façades et toitures du château proprement dit ; les pièces de réception du château avec leurs décors peints en trompe-l'oil (les vestibules nord et sud, le grand salon et la salle à manger) (cad. AB 29, cf plan annexé à l'arrêté) : inscription par arrêté du 22 janvier 2008

Personnages clés

René d’Andigné - Seigneur d’Angrie au XVIe siècle Auteur de la première description détaillée du château en 1586.
Jacques-Urbain Turpin de Crissé - Acquéreur en 1727 Nouveau propriétaire après la vente par les d’Andigné.
Comte et comtesse de Lostanges - Commanditaires de la reconstruction Firent bâtir le château actuel en 1846-1847.
René Hodé - Architecte du château néogothique Conçut le château entre 1846 et 1847.
Achille Léger - Peintre décorateur Réalisa les décors intérieurs en trompe-l’œil.

Origine et histoire du Château d'Angrie

Le château d’Angrie, situé dans le département de Maine-et-Loire, est un monument néogothique construit entre 1846 et 1847 par l’architecte René Hodé pour le comte et la comtesse de Lostanges. Ce vaste rectangle flanqué de quatre tours rondes, couronnées de machicoulis et de toits élancés, s’élève au centre de douves médiévales larges de douze mètres, vestiges de l’ancien château. La décoration intérieure, confiée au peintre Achille Léger, spécialiste des décors d’opéra, en fait un joyau artistique. Premier exemple de style néogothique en Anjou, il influencera de nombreux châteaux construits dans la région durant la seconde moitié du XIXe siècle.

La seigneurie d’Angrie, attestée dès le XIIe siècle, appartenait à la famille d’Andigné, qui modernisa le château au XVIe siècle en y ajoutant des fossés, des ponts-levis et des canonnières. En 1586, René d’Andigné en fit une description détaillée, mentionnant ses fortifications et son parc clos de murailles. La lignée des d’Andigné s’éteignit en 1725, et la terre fut vendue en 1727 à Jacques-Urbain Turpin de Crissé. Par héritage, le domaine passa aux Lostanges, qui entreprirent la reconstruction du château en 1846, puis aux familles Hersart du Buron et Kerautem, actuels propriétaires.

Le château actuel, inscrit aux monuments historiques en 2008, conserve des éléments médiévaux comme les douves et un pont à deux arches, dernier vestige de l’ancien pont-levis. Les bases des quatre vieilles tours, rasées au XIXe siècle, subsistent encore dans les fossés creusés dans le roc. Les communs et la ferme, reconstruits en 1867, adoptent un style néoclassique contrastant avec le néogothique du logis. Une restauration dans les années 1990 modifia légèrement son apparence, supprimant notamment les créneaux des tourelles.

Le parc du château, ouvert à l’ouest par une porterie, inclut une croix ancienne provenant du cimetière d’Angrie. À son apogée, le domaine comptait dix fermes environnantes, comme celles de la Charmille (1896) ou de la Rochette. L’architecture du château, mêlant moellons de schiste et tufeau, illustre la transition entre traditions médiévales et innovations du XIXe siècle, tandis que ses décors peints en trompe-l’œil, aujourd’hui protégés, témoignent du faste de l’époque.

Liens externes

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