Château d'Angrie en Maine-et-Loire

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château

Château d'Angrie

  • La Basse Cour
  • 49440 Angrie
Château dAngrie
Château dAngrie
Château dAngrie
Château dAngrie
Château dAngrie
Crédit photo : Romain Bréget - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1600
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle
Première mention de la seigneurie
XVIe siècle
Modernisation du château
1727
Vente de la seigneurie
Années 1840
Reconstruction du château
1867
Construction du logis
Vers 1990
Modifications du château
Fin du XIXe siècle
Domaine à son apogée
2008
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L'assiette archéologique médiévale de l'ancien château, y compris ses douves en eau et les deux ponts les franchissant ; les façades et toitures du château proprement dit ; les pièces de réception du château avec leurs décors peints en trompe-l'oil (les vestibules nord et sud, le grand salon et la salle à manger) (cad. AB 29, cf plan annexé à l'arrêté) : inscription par arrêté du 22 janvier 2008

Personnages clés

René Hodé Architecte responsable de la reconstruction du château dans les années 1840.
Achille Léger-Larbouilhat Peintre ayant réalisé les décors peints en trompe-l'œil du château.
Jacques-Urbain Turpin Baron de Crissé ayant acheté la seigneurie en 1727.
Chevillard Maçon ayant construit le logis de la ferme en 1867.

Origine et histoire du Château d'Angrie

Le château d'Angrie, situé à Angrie (Maine-et-Loire), est considéré comme le premier château néogothique d'Anjou. La seigneurie est mentionnée dès le XIIe siècle et relevait féodalement de la baronnie de Candé ; au XVIe siècle elle était titrée châtellenie et possédait les droits de haute, moyenne et basse justice. La terre appartint d'abord à la famille d'Angrie, puis, du XIIIe au XVIIIe siècle, à la maison d'Andigné, qui modernisa le château au XVIe siècle. En 1727 la seigneurie fut vendue à Jacques-Urbain Turpin, baron de Crissé ; par la suite le domaine passa aux Turpin de Crissé, puis aux Lostanges, qui firent reconstruire le château dans les années 1840. La reconstruction fut confiée à l'architecte René Hodé, installé à Angers. Le bâtiment présente un vaste plan rectangulaire flanqué de quatre tours rondes couronnées de machicoulis et surmontées de toits élancés. Il s'élève presque au centre d'anciennes douves larges de douze mètres, traversées au sud par un pont de deux arches, dernier vestige de l'ancien pont-levis. Les bases de quatre vieilles tours subsistent, plongeant dans l'eau des fossés creusés en plein roc, leurs hauteurs ayant été arasées. La décoration intérieure est remarquable : les décors peints en trompe-l'œil des salles de réception et des quatre pièces principales du rez-de-chaussée furent confiés au peintre Achille Léger-Larbouilhat. Ce style néogothique inspira de nombreux châteaux de la région dans la seconde moitié du XIXe siècle. Le logis de la ferme, qui porte la date et le nom du maçon Chevillard, est daté de 1867. Des travaux menés vers 1990 ont modifié légèrement l'édifice et entraîné la disparition des faux créneaux des tourelles ainsi que des édicules encadrant le pinacle de la travée centrale sud. Le domaine comprenait, à la fin du XIXe siècle, au moins dix fermes regroupées autour du château et du village, parmi lesquelles la Charmille (1896), le Bois (1873), la Ricaudière, Pallage, la Rochette, la Pinaudais, la Prévôté, la Dauderie et la Basse-Cour. Par descendance et transmission, le château passa ensuite aux Hersart du Buron puis aux Kerautem, qui le possèdent encore. L'édifice a été inscrit au titre des monuments historiques en 2008.

Liens externes