Château d'Annecy en Haute-Savoie

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château fort

Château d'Annecy

  • 1 Place du Château
  • 74000 Annecy
Château dAnnecy
Château dAnnecy
Château dAnnecy
Château dAnnecy
Château dAnnecy
Château dAnnecy
Château dAnnecy
Château dAnnecy
Château dAnnecy
Château dAnnecy
Château dAnnecy
Château dAnnecy
Château dAnnecy
Château dAnnecy
Château dAnnecy
Château dAnnecy
Château dAnnecy
Château dAnnecy
Château dAnnecy
Château dAnnecy
Château dAnnecy
Château dAnnecy
Château dAnnecy
Château dAnnecy
Château dAnnecy
Château dAnnecy
Château dAnnecy
Château dAnnecy
Château dAnnecy
Château dAnnecy
Château dAnnecy
Château dAnnecy
Château dAnnecy
Château dAnnecy
Château dAnnecy
Château dAnnecy
Château dAnnecy
Château dAnnecy
Château dAnnecy
Château dAnnecy
Château dAnnecy
Château dAnnecy
Château dAnnecy
Château dAnnecy
Château dAnnecy
Château dAnnecy
Château dAnnecy
Château dAnnecy
Château dAnnecy
Château dAnnecy
Crédit photo : Silex - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle
Construction du donjon
1340
Incendie et reconstruction
1440
Érection en apanage
XVIe siècle
Agrandissements majeurs
1953
Restauration et transformation
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Bâtiments et sols des cours qui se trouvent à l'intérieur de l'enceinte, y compris celle-ci (cad. B 1240) : classement par arrêté du 12 octobre 1959

Personnages clés

Amédée III Comte de Genève qui reconstruisit le château après l'incendie de 1340.
Robert de Genève Né au château, il devint pape sous le nom de Clément VII.
Amédée VIII Comte de Savoie qui restaura le château et y reçut le pape Martin V.
Charlotte d'Orléans-Longueville Rebâtit le Logis Nemours en 1545.
Henri IV Roi de France qui séjourna au château en 1600.
Louis XIII Roi de France qui séjourna au château en 1630.
Richelieu Cardinal qui accompagna Louis XIII lors de son séjour au château en 1630.

Origine et histoire du Château d'Annecy

Le château d'Annecy domine la ville sur le dernier promontoire rocheux de la montagne du Semnoz, à 470 mètres d'altitude, et surveillait autrefois la route reliant Genève à l'Italie ainsi que les ponts franchissant l'émissaire du lac. Son origine reste incertaine ; une forteresse aurait existé dès le VIIIe siècle et la première mention connue du castrum remonte au 10 octobre 1219, lorsque la maison de Genève en fit sa résidence principale. Ancienne demeure des comtes de Genève puis des ducs de Savoie-Nemours, le château appartient à la ville depuis 1953, qui l'a restauré et transformé en musée et y a implanté l'Observatoire régional des lacs alpins. Entièrement détruit par un incendie le 27 avril 1340, il fut reconstruit par le comte Amédée III, qui fit notamment appel au peintre Pierre de Lausanne et au verrier Laurent pour orner la grande salle et la chambre comtale. Robert de Genève, né au château en 1342 et devenu pape à Avignon sous le nom de Clément VII, succéda à son frère Pierre comme comte et fit entreprendre d'importants travaux, avant que le domaine ne revienne en 1401 au comte de Savoie Amédée VIII. Amédée VIII le restaura, y rétablit notamment le Vieux-Logis après l'incendie de 1412 et fit réaliser des vitraux par Jean Loisel ; il y reçut le pape Martin V et des cardinaux à leur retour du concile de Constance. En 1440 le Genevois fut érigé en apanage au profit des cadets de la maison de Savoie, et la résidence se développa sous l'autorité des princes d'apanage qui firent construire et agrandir logis et tours, comme le Logis Perrière et le Logis Nemours, ainsi que le chemin de ronde. Le château accueillit des événements politiques et diplomatiques, dont une conférence en 1477 qui contribua à rétablir la paix après les guerres de Bourgogne, et resta lié aux fortunes des familles de Savoie-Nemours jusqu'au XVIIe siècle. En 1600 le roi Henri IV séjourna au château, qui fut ensuite le théâtre de divers conflits : un complot dévoilé à l'automne 1616 conduisit à son intervention militaire puis, en 1630, il fut pris par les troupes françaises commandées par le maréchal de Châtillon, lors duquel Louis XIII et Richelieu y séjournèrent brièvement. À la mort d'Henri II de Genevois-Nemours en 1659, l'apanage fut supprimé et le château redevint résidence du gouverneur d'Annecy ; il servit également, de façon très momentanée, d'évêché sous l'épiscopat de Jean d'Arenthon d'Alex. Occupé par les Espagnols en 1742, il subit de sérieux dégâts, puis fut déclaré bien national en 1793 et rebaptisé « Maison de la Montagne », accueillant les armées républicaines et impériales ; il conserva une vocation militaire jusque pendant la Seconde Guerre mondiale avant d'être, par la suite, occupé par des sans-abris. Un nouvel incendie l'endommagea en 1952 ; racheté et restauré par la commune en 1953, il abrite aujourd'hui des collections muséales et l'observatoire régional des lacs alpins. Le château fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques par arrêté du 12 octobre 1959. L'ensemble se présente comme une grande enceinte polygonale de 55 × 125 mètres épousant les contours du rocher ; elle aurait entouré une tour maîtresse rectangulaire aujourd'hui rasée et, à l'origine, l'accès était commandé par un pont-levis franchissant un fossé aujourd'hui comblé. Autour de la cour s'élèvent des bâtiments divers : au sud le plus ancien est un donjon carré dit « Tour de la Reine » daté du XIIe siècle, tandis que le chemin de ronde a été refait au XVIe siècle et que la porte de la herse relève d'une restauration de la fin du XIXe siècle. Sur le front nord, les tours de Saint‑Pierre et de Saint‑Paul (XIIIe siècle) encadrent le Vieux Logis (XIIIe‑XIVe siècles), flanqué du Logis Neuf et du Logis Nemours, créations du XVIe siècle ; au sud-est, la Tour et le Logis Perrière furent édifiés entre 1445 et 1487, la tour de 1455 remplaçant un ancien donjon. Une tour quadrangulaire massive, haute de 38 mètres et mesurant 14,70 × 15,40 mètres avec des murs de 3,85 à 4,19 mètres d'épaisseur, domine le front sud ; son accès se faisait à 13 mètres au niveau de la courtine et l'analyse archéologique distingue une base construite dans la seconde moitié du XIIIe siècle et des élévations postérieures à la charnière des XIVe et XVe siècles. La Grande Salle, édifice rectangulaire de 29 × 15 mètres, est flanquée des tours Saint‑Pierre et Saint‑Paul et adossée à une aile résidentielle ; au rez-de-chaussée, la « Salle des Colonnes » aménagée en 1340 comprend quatorze colonnes et fut transformée en cellier en 1394, tandis que la salle d'apparat, ou grande salle des fêtes, communiquant avec les appartements, présente une cheminée refaite au XVIe siècle, un plafond à caissons reconstitué par Amédée VIII et un escalier en vis important. L'aile résidentielle abrite au rez-de-chaussée une cuisine reconstruite au XVe siècle avec deux cheminées monumentales et un four, et à l'étage la « chambre rouge » et une chambre de parement autour d'un puits de 40 mètres déjà mentionné en 1428. La Tour des Princes, érigée en 1430 à la place d'une construction antérieure, est la seule tour à avoir conservé intégralement ses créneaux et mâchicoulis ; la « Tour du Miroir », datée de 1383 et haute de 25 mètres, reçut en 1430 un dispositif de surveillance identifiant son nom. Le Logis Nemours, rebâti en 1545 par Charlotte d'Orléans‑Longueville, conserve une frise peinte et des latrines à plusieurs places, tandis que le Logis du Gouvernement et la grande tour attenante, élevés ou remaniés au XVe siècle, comportent des plafonds du XVIe siècle, des vestiges de décor peint et des graffitis de soldats datant de la période où le château servit de caserne. Une chapelle située dans la cour complétait autrefois l'ensemble mais elle fut détruite au milieu du XVIIIe siècle. Les archives du site conservent une longue série d'actes et de comptes de châtellenie, qui documentent une succession d'officiers et de châtelains nommés par les comtes, puis par les ducs de Savoie, et les études ont mis en évidence l'importance de ces officiers pour la gestion, la perception des revenus et l'entretien du château et du mandement.

Liens externes