Construction initiale XIIe–XIIIe siècles (≈ 1350)
Forteresse édifiée par la famille d'Apchon.
1408–1422
Reconstruction
Reconstruction 1408–1422 (≈ 1415)
Restauration après les attaques anglaises.
1760
Abandon
Abandon 1760 (≈ 1760)
Devenu inhabitable selon les sources.
24 février 2012
Classement MH
Classement MH 24 février 2012 (≈ 2012)
Inscription à l'inventaire des monuments historiques.
2016
Début des travaux
Début des travaux 2016 (≈ 2016)
Première phase de sauvegarde (220 000 €).
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le château fort en totalité, y compris le sol de ses parcelles d'assise (cad. A 225, 226) : inscription par arrêté du 24 février 2012
Personnages clés
Famille d'Apchon - Propriétaire féodal
Fondatrice et résidente historique du château.
Auguste Bonheur - Peintre
A immortalisé le château en 1852.
Origine et histoire du Château d'Apchon
Le château d'Apchon, situé sur un dyke basaltique à 1 100 mètres d’altitude, fut édifié aux XIIe–XIIIe siècles comme forteresse de la famille d'Apchon, l’une des plus influentes de Haute-Auvergne. Dominant les vallées de la Rhue et de la Santoire, il joua un rôle stratégique pendant la guerre de Cent Ans, servant de base pour la reconquête du Limousin face aux Anglais. Son enceinte, cantonnée de cinq tours rondes et deux tours engagées, reflète son importance militaire.
Reconstruit entre 1408 et 1422 après des attaques répétées, le château devint inhabitable dès 1760. Classé monument historique en 2012, il fit l’objet d’un tableau d’Auguste Bonheur en 1852, témoignant de son intérêt patrimonial. Depuis 2016, des travaux de sauvegarde (220 000 € pour la première phase) visent à préserver ses vestiges, soutenus par la Fondation du Patrimoine et des partenaires publics.
La municipalité d’Apchon intègre ce projet dans un plan touristique global porté par la communauté de communes du Pays Gentiane. Les vestiges permettent encore de distinguer les logis nord et est en équerre, ainsi qu’une partie de l’enceinte avec ses tours et poternes. Des sources comme les travaux de François Yzorche (2017) ou les archives du CNRS (2012) documentent son histoire, liée aux dynamiques féodales et aux conflits médiévaux en Auvergne.