Château d'Argeliers dans l'Aude

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château

Château d'Argeliers

  • 10 La Calado
  • 11120 Argeliers
Crédit photo : Enrevseluj - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1600
1700
1800
1900
2000
1154
Première mention du castellum
Fin du XVIe siècle
Reconstruction post-guerres
1ère moitié XVIIe siècle
Période de reconstruction
7 février 1951
Inscription monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Origine et histoire du Château d'Argeliers

Les murs et aménagements du site suggèrent qu'une demeure seigneuriale a été aménagée dans les murs d'un château-fort primitif. Un castellum est mentionné pour la première fois en 1154 lorsqu'il est attribué à l'abbaye de Quarante. L'édifice paraît avoir souffert des guerres de Religion et la reconstruction presque complète des bâtiments semble dater du retour à la paix, à la fin du XVIe ou au début du XVIIe siècle. Les religieux de Quarante conservèrent le domaine jusqu'à la Révolution. Le château se reconnaît de loin par sa tour carrée qui intercepte une ruelle perpendiculaire aux anciens murs d'enceinte du côté sud. Cette configuration a créé deux culs-de-sac : celui du sud sert aujourd'hui d'entrée, celui du nord permettait autrefois d'accéder à la tourelle par une porte basse aujourd'hui murée. Le mur méridional, qui longe la cour et se prolonge vers l'est au-delà de la tourelle, montre encore des traces de chemin de ronde au niveau du deuxième étage ; il s'agit d'une courtine du château-fort. L'aile située à l'est de la ruelle remonte au XVe siècle ; cette partie, aujourd'hui propriété indépendante, est un vestige antérieur aux guerres de la Ligue. Au premier étage, deux salles en enfilade sont attestées. Une cheminée en grès, enduite de blanc, était adossée au mur occidental entre ces deux pièces. La cheminée de la salle du premier étage a été inscrite partiellement au titre des monuments historiques par arrêté du 7 février 1951. Elle a toutefois disparu dans les années 1980. Ses jambages formaient de lourdes consoles à quart-de-rond et les faces latérales étaient ornées de volutes en creux ; la face antérieure comportait une palmette en relief pointée vers le bas. Le linteau et la hotte étaient interrompus par un tableau central carré encadré aux angles par quatre crossettes. Aux côtés supérieurs du cadre, deux larges consoles à feuilles d'acanthe rejoignaient l'entablement et étaient reliées entre elles par une guirlande de linges et de fruits côtelés. Le linteau portait de chaque côté une tête d'ange avec collerette en coeur et la hotte se terminait par un fronton circulaire rompu, raccordé aux consoles ; ses faces antérieures recevaient un décor symétrique en relief de feuillage et de masques léonins.

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