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Château d'Arginy à Charentay dans le Rhône

Patrimoine classé
Patrimoine défensif
Demeure seigneuriale
Château fort

Château d'Arginy

    Route de Saint-Georges-de-Reneins 
    69220 Charentay
Propriété privée
Château dArginy
Château dArginy
Château dArginy
Crédit photo : Nesme - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1374
Hommage de Guichard de Verneys
milieu du XIVe siècle
Fondation du château médiéval
1455
Changement de propriétaires
4e quart XVe siècle
Reconstruction du château
1er quart XVIe siècle
Remaniements Renaissance
1er juillet 1974
Classement partiel MH
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les façades et les toitures du château et des communs ; les douves (cad. E 1, 4) : inscription par arrêté du 1er juillet 1974

Personnages clés

Arginus - Lieutenant de Jules César Fondateur de l’oppidum romain précurseur.
Guillaume du Vernet (ou Verneys) - Bourgeois de Montbrison Commanditaire du château médiéval vers 1350.
Guichard de Verneys - Seigneur d’Arginy en 1374 Premier hommage officiel du château.
Jacques de Molay - Dernier grand-maître des Templiers Légende du trésor caché à Arginy.
Guichard de Beaujeu - Neveu de Jacques de Molay Destinataire supposé de la légende templière.

Origine et histoire

Le château d'Arginy trouve ses origines au milieu du XIVe siècle, lorsque Guillaume du Vernet (ou Verneys), bourgeois de Montbrison, acquiert le site d’un ancien oppidum romain bâti par Arginus, lieutenant de Jules César. Ce premier édifice de briques, érigé sur les ruines d’un centre gaulois d’exploitation de sel, servit de base au château médiéval. En 1374, Guichard de Verneys en fait hommage, marquant l’ancrage de la famille jusqu’en 1455, date de sa transmission à d’autres lignées.

L’architecture du château reflète ses phases de construction successives. Le XVe siècle voit sa reconstruction, tandis que le début du XVIe siècle apporte des remaniements. Le site se compose de deux enceintes concentriques : une extérieure quadrangulaire flanquée de tourelles adaptées aux armes à feu, et une intérieure avec logis et une tour maîtresse octogonale dite des huit Béatitudes, bâtie en briques au XIIIe siècle. La basse-cour, accessible par une tour-porte et un pont-levis, conserve deux tours rondes.

Une légende lie le château au trésor des Templiers : Jacques de Molay, dernier grand-maître de l’ordre, aurait demandé à son neveu Guichard de Beaujeu de le dissimuler à Arginy. Bien que non vérifiée, cette histoire illustre le mystère entourant le site. Classé partiellement aux monuments historiques en 1974 (façades, toitures, douves), le château témoigne des techniques militaires du nord du Lyonnais et de la Dombes, entre Moyen Âge et Renaissance.

Avant sa transformation en château fort, le site était un oppidum romain fondé après la conquête gauloise, puis un centre d’exploitation forestière et salifère à l’époque gauloise. Les vestiges de cette période, notamment la tour en briques, soulignent la stratification historique du lieu, où se mêlent héritages antique, médiéval et moderne.

Après 1455, le château change plusieurs fois de mains parmi des familles de second rang, perdant progressivement son rôle défensif au profit d’une fonction résidentielle. Les communs et les douves, encore visibles, rappellent son organisation d’origine, tandis que les façades et toitures protégées offrent un aperçu de son évolution architecturale sur trois siècles.

Liens externes