Construction de la bastide 1666-1667 (≈ 1667)
Origine du château actuel et du domaine.
1692
Existence de la grotte de coquillages
Existence de la grotte de coquillages 1692 (≈ 1692)
Première mention documentée du décor.
1732
Érection en arrière-fief
Érection en arrière-fief 1732 (≈ 1732)
Par l’archevêque d’Aix, seigneur du Puy.
XIXe siècle
Agrandissement du domaine
Agrandissement du domaine XIXe siècle (≈ 1865)
Ajout de bâtiments et fabriques à l’ouest.
vers 1875
Décoration de la chapelle
Décoration de la chapelle vers 1875 (≈ 1875)
Vitraux et peintures ajoutés dans la chapelle.
15 décembre 2011
Classement monument historique
Classement monument historique 15 décembre 2011 (≈ 2011)
Protection du domaine, château et parc.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le domaine, château, parc et dépendances, à l'exception de l'intérieur de l'ancienne ferme (cad. F 126, 127, 695, 697, 712, 815, lieudit les Arnajons) : classement par arrêté du 15 décembre 2011
Personnages clés
Archevêque d'Aix (1732) - Seigneur du Puy
Érige le domaine en arrière-fief.
Marie de Solliers - Personnage représenté dans un vitrail
Figure historique liée à la chapelle.
Origine et histoire
Le Domaine d'Arnajon, aussi appelé Château d'Arnajon, est une bastide construite entre 1666 et 1667, située au Puy-Sainte-Réparade dans les Bouches-du-Rhône. Le domaine comprend, outre le château, un parc orné d’un nymphée décoré de coquillages, un pigeonnier, une grotte artificielle, des jardins à la française, des bassins et des fontaines. Ces éléments, ainsi que le château lui-même, sont protégés au titre des monuments historiques depuis un arrêté du 15 décembre 2011. Le site, bien que propriété privée, se visite sur demande via l’Office de Tourisme d’Aix-en-Provence.
En 1732, le domaine est érigé en arrière-fief par l’archevêque d’Aix, alors seigneur du Puy. Les archives mentionnent à cette époque une maison, un pigeonnier, une glacière, une basse-cour, un jardin, un pré et des terres. La bastide, datée de 1666-1667, voit son parc et son nymphée aménagés entre la fin du XVIIe et le début du XVIIIe siècle. La grotte de coquillages, quant à elle, est attestée dès 1692. Au XIXe siècle, le domaine s’étend avec des bâtiments utilitaires et des fabriques à l’ouest du parc, dont une chapelle décorée de vitraux et de peintures vers 1875.
Le château, de plan rectangulaire, compte un rez-de-chaussée, deux étages carrés, un comble et des caves voûtées en berceau. À l’ouest, la chapelle, accessible depuis la cour d’honneur par une sacristie, abrite un vitrail représentant Marie de Solliers et sa mère. L’intérieur conserve des papiers peints du XVIIIe siècle, dont un motif révolutionnaire de coq au deuxième étage. Le domaine inclut aussi une orangerie du XVIIIe siècle, un potager, un grand bassin, et deux pavillons d’entrée : l’un servant de logis de gardien, l’autre de pigeonnier avec son mécanisme d’origine (poteau central pivotant et échelle tournante). Le nymphée, de plan octogonal, est orné de cariatides et de niches périphériques.
Classé monument historique en 2011, le domaine s’ouvre au public lors de visites organisées, avec 40 jours d’ouverture annuelle pour les individuels et un accès toute l’année pour les groupes. Deux chambres d’hôtes y sont également proposées. Le site reste une propriété privée, gérée en lien avec l’Office de Tourisme d’Aix-en-Provence, et son histoire est documentée via des sources comme la base Mérimée ou des émissions télévisées comme Des Racines et des ailes.