Première citation comme château fort 1238 (≈ 1238)
Mention écrit du château fortifié.
1319
Fondation de la chapelle
Fondation de la chapelle 1319 (≈ 1319)
Autorisation accordée à Jean d'Arrentières.
XVe siècle
Reconstruction partielle
Reconstruction partielle XVe siècle (≈ 1550)
Ajout de tours et salle souterraine.
XVIIe siècle
Destruction partielle
Destruction partielle XVIIe siècle (≈ 1750)
Rasé sur ordre de Louis XIII.
1850 (milieu XIXe)
Résidence de Louis Ladislas de Lassus
Résidence de Louis Ladislas de Lassus 1850 (milieu XIXe) (≈ 1865)
Occupation par un propriétaire noble.
20 mai 1994
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 20 mai 1994 (≈ 1994)
Inscription officielle des vestiges.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Fossé, courtines, salles souterraines bordant la courtine sud, tour-pigeonnier, façades et toitures du corps de logis et de la tour est (cad. C 98, 99, 104, 1155) : inscription par arrêté du 20 mai 1994
Personnages clés
Jean d'Arrentières - Chevalier et bailli
Fonda la chapelle en 1319.
Louis XIII - Roi de France
Ordonna la destruction partielle.
Louis Ladislas de Lassus - Propriétaire au XIXe siècle
Résida au château vers 1850.
Origine et histoire
Le château d'Arrentières, situé dans le département de l'Aube, est mentionné dès le XIIIe siècle comme une maison forte, peut-être liée aux Templiers de la commanderie de Thors, seigneurs locaux au XIIe siècle. En 1238, il est cité comme château fort, et en 1319, Jean d'Arrentières, bailli du Vermandois et de Chaumont, obtient l'autorisation d'y fonder une chapelle. Ce chevalier, figure importante de la région, marque l'apogée féodale du site.
Au XVe siècle, le château est partiellement reconstruit, avec des éléments défensifs comme des fossés, des tours et une salle souterraine. Au XVIIe siècle, il est rasé sur ordre de Louis XIII après la conversion au protestantisme de son seigneur, accusé de félonie. Seules subsistent deux tours (dont une transformée en pigeonnier), une salle souterraine et des vestiges des XIIIe et XVe siècles. Une bâtisse carrée du XVIIIe siècle est adjointe à l'une des tours.
Au XIXe siècle, le château devient la résidence de Louis Ladislas de Lassus, comme l'atteste un recensement. Classé Monument Historique en 1994, il conserve des éléments protégés : fossés, courtines, tours, et façades du logis. Son histoire reflète les tensions religieuses et politiques de l'Ancien Régime, ainsi que les transformations architecturales sur près de six siècles.
Aujourd'hui, le site témoigne de strates successives, des Templiers aux réaménagements modernes. Les vestiges médiévaux, bien que partiels, offrent un aperçu des systèmes défensifs et seigneuriaux en Champagne. L'inscription aux Monuments Historiques souligne sa valeur patrimoniale, liée à l'histoire militaire et sociale de l'Aube.
Avis
Veuillez vous connecter pour poster un avis