Frise chronologique
1340
Passage à la famille de Bremond
Passage à la famille de Bremond
1340 (≈ 1340)
Mariage de Jeanne d’Ars et Guillaume de Bremond.
1651
Défense de Cognac pendant la Fronde
Défense de Cognac pendant la Fronde
1651 (≈ 1651)
Jean-Louis de Brémond résiste aux frondeurs.
1960–1973
Restauration majeure
Restauration majeure
1960–1973 (≈ 1967)
Travaux par Raymond Thomas, modifications structurelles.
1988
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
1988 (≈ 1988)
Protection de la façade et cheminée sculptée.
fin XIXe siècle
Fin de la propriété familiale
Fin de la propriété familiale
fin XIXe siècle (≈ 1995)
Vente du château hors famille Brémond.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façade sur cour de l'aile sud-est, cheminée en pierre sculptée (cad. A 1060) : inscription par arrêté du 21 décembre 1988
Personnages clés
| Jeanne d’Ars - Dame d’Ars et de Balanzac |
Épouse Guillaume de Bremond en 1340. |
| Jean-Louis de Brémond d’Ars - Maréchal des camps et armées du roi |
Défendit Cognac en 1651 contre les frondeurs. |
| Guillemette de Verdelin - Dame d’Orlac et épouse de Jean-Louis |
Assura la défense du château en 1651. |
| François Ier - Roi de France |
Hôte illustre du château avec sa mère. |
| Jean-Jacques Rousseau - Philosophe des Lumières |
Invité par la marquise de Verdelin. |
| Raymond Thomas - Propriétaire restaurateur |
Acheta et restaura le château vers 1960. |
Origine et histoire
Le château d'Ars, situé dans la commune d'Ars en Charente (Nouvelle-Aquitaine), trouve ses origines dans une seigneurie médiévale. La famille de Bremond d'Ars en devint propriétaire au XIVe siècle par le mariage de Jeanne d’Ars avec Guillaume de Bremond en 1340. Le château actuel, construit entre la seconde moitié du XVIe et le XVIIIe siècle, remplace un premier édifice médiéval dont il ne reste que la motte castrale. Son architecture mêle une aile Renaissance et une extension du XVIIe siècle, avec des échauguettes, des douves et une porte monumentale ornée de sculptures.
En 1651, pendant la Fronde, Jean-Louis de Brémond d’Ars (1606–1652) défendit Cognac contre les troupes du duc de La Rochefoucauld, tandis que son épouse, Guillemette de Verdelin, assurait la protection du château. Elle fit aussi creuser un canal pour assécher les marais environnants. Le domaine resta dans la famille jusqu’à la fin du XIXe siècle, accueillant des personnalités comme François Ier, Louise de Savoie, ou Jean-Jacques Rousseau, invité par la marquise de Verdelin. Les restaurations majeures au XXe siècle, notamment par Raymond Thomas dans les années 1960, sauvèrent le château de l’abandon.
L’édifice se distingue par son plan en équerre, ses lucarnes à frontons arrondis, et ses intérieurs conservant des cheminées en bois sculpté, un escalier en vis, et une charpente médiévale. Les dépendances incluent un ancien chai à cognac, témoin de l’activité viticole locale. Classé Monument Historique en 1988 pour sa façade et une cheminée sculptée, le château illustre l’évolution architecturale et sociale de la noblesse charentaise, entre défense territoriale et vie de cour.
Les sources mentionnent aussi la disparition d’éléments comme une chapelle (attestée en 1654) et un colombier, ainsi que des vestiges d’un magasin à vivres potentiellement datant du XIe siècle. Les restaurations des années 1960–1970 modifièrent partiellement la structure, avec la destruction de deux pavillons et la construction d’un nouveau. Le site, entouré de douves et accessible par un pont, reste un exemple marqué de l’héritage seigneurial et militaire de la région.