Frise chronologique
XVe siècle
Maison seigneuriale initiale
Maison seigneuriale initiale
XVe siècle (≈ 1550)
Première demeure de Pierre Poignant, conseiller au Parlement.
1628
Achat par la famille de La Brousse
Achat par la famille de La Brousse
1628 (≈ 1628)
Reconstruction du château actuel au XVIIe siècle.
1743
Acquisition par Mademoiselle de Charolais
Acquisition par Mademoiselle de Charolais
1743 (≈ 1743)
Rénovations majeures du parc et de la cour.
1750 (vers)
Construction de la chapelle seigneuriale
Construction de la chapelle seigneuriale
1750 (vers) (≈ 1750)
Ajout sur le flanc nord de l’église.
1865
Achat par les Jésuites
Achat par les Jésuites
1865 (≈ 1865)
Transformation en école préparatoire militaire.
19 octobre 1928
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
19 octobre 1928 (≈ 1928)
Protection officielle du château et de ses dépendances.
1946
Installation de l’école Saint-Charles
Installation de l’école Saint-Charles
1946 (≈ 1946)
Transfert après destruction du site de Juvisy.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château d'Athis : inscription par arrêté du 19 octobre 1928
Personnages clés
| Famille de La Brousse - Propriétaires et reconstructeurs |
Acheteurs en 1628, bâtisseurs du château actuel. |
| Louise Anne de Bourbon (Mademoiselle de Charolais) - Propriétaire et mécène |
Rénovatrice du parc et de la cour en 1743. |
| Louis XV - Invité royal |
Reçu en 1743 dans le pavillon octogone. |
| Alphonse Chodron de Courcel - Propriétaire et ambassadeur |
Acheteur en 1881, commanditaire d’aménagements néoclassiques. |
| Pères Jésuites - Propriétaires éducateurs |
Gestionnaires de l’école préparatoire (1865–1881). |
Origine et histoire
Le château d’Athis, situé à Athis-Mons dans l’Essonne, fut construit au XVIIe siècle par la famille de La Brousse sur l’emplacement d’une ancienne demeure seigneuriale du XVe siècle. Il adopte un plan classique avec un corps central en pierre, deux ailes rectangulaires, et une cour d’honneur encadrée de pavillons. Le domaine, agrandi au fil des siècles, fut marqué par des aménagements majeurs sous Louise Anne de Bourbon, dite Mademoiselle de Charolais, en 1743, qui remania le parc à la française et fit déplacer la ferme seigneuriale pour créer une perspective axiale.
En 1865, le château fut acquis par la confrérie des pères Jésuites, qui y installèrent une école préparatoire aux grandes écoles militaires comme Polytechnique et Saint-Cyr. Cédé en 1881 à la famille Chodron de Courcel, le domaine subit de nouveaux aménagements, dont l’ajout de tourelles et d’une galerie menant à une chapelle seigneuriale. Le château, inscrit aux monuments historiques en 1928, abrite depuis 1946 l’école privée Saint-Charles, après avoir été partiellement remodelé pour accueillir des bâtiments scolaires et sportifs.
Le parc, initialement aménagé au XVIIe siècle et embelli au XVIIIe par Mademoiselle de Charolais, perdit une grande partie de ses éléments architecturaux (murs, fontaines, canal) au fil du temps. Les jardins, organisés en terrasses sur le coteau, offraient autrefois une vue exceptionnelle sur la Seine, comparable à celle des châteaux voisins comme Juvisy ou Épône. Aujourd’hui, le site allie patrimoine historique et fonction éducative, tout en conservant des traces de son passé aristocratique et religieux.
Parmi les éléments remarquables, le pavillon octogone édifié en 40 jours pour recevoir Louis XV en 1743 illustre le faste du domaine à son apogée. Ce pavillon, richement meublé et décoré, fut détruit lors des pillages révolutionnaires, ne laissant que ses fondations. Le château conserve également une chapelle seigneuriale du XVIIIe siècle, intégrée aux communs, ainsi qu’une orangerie en brique et pierre ajoutée au début du XXe siècle.
L’architecture du château reflète les évolutions stylistiques et fonctionnelles de ses propriétaires successifs : du classicisme du XVIIe siècle aux ajouts néoclassiques du XIXe, en passant par les transformations liées à son usage scolaire au XXe siècle. Les matériaux, comme la pierre de taille et les tuiles plates, ainsi que les aménagements paysagers, témoignent de son histoire mouvementée, entre résidence noble, lieu de culte, et établissement éducatif.