Construction initiale 2ᵉ moitié du XVIe siècle (≈ 1650)
Demeure Renaissance édifiée pour la seigneurie.
30 avril 1948
Classement monument historique
Classement monument historique 30 avril 1948 (≈ 1948)
Protection officielle du château et dépendances.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château et ses dépendances (chapelle, pigeonnier, bretèches, communs) ; douves qui entourent le château ; allées de hêtres conduisant de la route de Caen au château ; parcelles 50, 53, 54 (cad. B 50, 53, 54, 55) : classement par arrêté du 30 avril 1948
Personnages clés
Raven II de Morell-d'Aubigny - Seigneur d'Aubigny († 1625)
Statue orante dans l’église voisine.
Jules Marc Antoine de Morell-d'Aubigny - Seigneur d'Aubigny († 1786)
Dernier représentant notable de la lignée.
Origine et histoire
Le château d'Aubigny est une demeure Renaissance édifiée au cours de la 2e moitié du XVIe siècle, située sur la commune d’Aubigny, dans le département du Calvados (Normandie). Centre névralgique de la seigneurie locale, il incarne l’architecture aristocratique de son époque, avec des façades ornées de sculptures Renaissance et des vestiges fossoyés d’un ancien château médiéval à proximité. L’ensemble, incluant chapelle, pigeonnier et allées de hêtres, est protégé au titre des monuments historiques depuis 1948.
La famille de Morell-d’Aubigny marque profondément l’histoire du domaine. Raven II de Morell-d’Aubigny († 1625) et Jules Marc Antoine de Morell-d’Aubigny († 1786), seigneurs successifs, y laissent leur empreinte, comme en témoignent leurs statues orantes dans l’église voisine de Notre-Dame-de-la-Visitation. Au XIXe siècle, le domaine s’étend sur 169 hectares, comprenant château, jardins, colombier et fermes, reflétant la puissance économique de ses propriétaires.
Reconstruit partiellement au début du XIXe siècle (pavillon nord), le château conserve des éléments remarquables comme des glaces, parquets et lambris d’origine. Bien que non ouvert au public, son architecture et son histoire en font un témoignage majeur du patrimoine normand, lié à l’évolution des élites locales entre Renaissance et époque moderne.
Les protections officielles couvrent non seulement le bâti (chapelle, communs, bretèches) mais aussi les douves et les allées centenaires, soulignant l’importance paysagère du site. Les sources, comme les travaux d’Arcisse de Caumont (1850) ou la base Mérimée, documentent son évolution, depuis sa fonction seigneuriale jusqu’à son classement patrimonial.
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