Frise chronologique
1650-1659
Construction du château
Construction du château
1650-1659 (≈ 1655)
Initiée par Jean II de Gassion, président du Parlement de Navarre.
1660
Érection en marquisat
Érection en marquisat
1660 (≈ 1660)
Le domaine devient un marquisat après achèvement.
1667
Agrandissement de la chapelle
Agrandissement de la chapelle
1667 (≈ 1667)
Réalisé par Pierre de Gassion, fils de Jean.
1733
Transmission aux Moret de Grolée
Transmission aux Moret de Grolée
1733 (≈ 1733)
Mariage de l’héritière Gassion avec Aymar-Henri de Moret.
1792
Séquestre révolutionnaire
Séquestre révolutionnaire
1792 (≈ 1792)
Vente ultérieure à un Bayonnais, M. Ithurbide.
1943
Acquisition par les Apprentis d'Auteuil
Acquisition par les Apprentis d'Auteuil
1943 (≈ 1943)
Restauration majeure en 1947 par Noutary.
1947
Première inscription aux Monuments Historiques
Première inscription aux Monuments Historiques
1947 (≈ 1947)
Protection des façades, toitures et éléments intérieurs.
2015
Extension de la protection
Extension de la protection
2015 (≈ 2015)
Inscription du château en totalité avec son domaine.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le château d'Audaux, en totalité, avec ses ponts d'accès, sa cour centrale, les terrasses qui le flanquent, les façades et toitures des anciens communs Est avec leur cour et leur portail, le moulin nord-ouest et son dispositif hydraulique comprenant un canal, un bassin bordé d'une ruine et un déversoir, l'allée d'accès avec le jardin nord, et les murs ceinturant le domaine, situés sur les parcelles ZC 16, 23, 26 à 34 et 45 : inscription par arrêté du 11 mai 2015
Personnages clés
| Jean II de Gassion - Président du Parlement de Navarre et commanditaire |
Acheta la terre en 1650 et fit construire le château. |
| Pierre de Gassion - Fils de Jean II, héritier du domaine |
Agrandit la chapelle en 1667. |
| Antoine d'Abbadie d'Arrast - Explorateur et propriétaire au XIXe siècle |
Héritier via son père, Michel-Arnauld d'Abbadie. |
| Jules-Antoine Noutary - Architecte palois |
Dirigea la restauration de 1947. |
| Michel-Arnauld d'Abbadie d'Arrast - Père d'Antoine, acquéreur post-révolutionnaire |
Racheta le domaine après sa vente séquestre. |
Origine et histoire
Le château d'Audaux fut construit entre 1650 et 1659 à l’initiative de Jean II de Gassion, président du Parlement de Navarre et issu d’une famille de militaires. Issu de l’acquisition en 1650 de la terre d’Audaux, des abbayes laïques de Castetbon et Bugnein, le domaine fut érigé en marquisat en 1660. Jean de Gassion, puis son fils Pierre, agrandirent l’édifice, notamment la chapelle en 1667. Le château passa par héritage à la famille Moret de Grolée en 1733, avant d’être saisi pendant la Révolution.
Au XIXe siècle, le château devint la propriété de Michel-Arnauld d'Abbadie d'Arrast, père de l’explorateur Antoine d'Abbadie, également propriétaire du château d'Abbadia. En 1792, le domaine, mis sous séquestre, fut vendu à un Bayonnais avant d’être racheté par les d'Abbadie. En 1926, un Américain nommé Wilcox le modernisa (électricité) avant qu’il ne soit acquis en 1943 par la fondation des Apprentis d'Auteuil, qui le restaura en 1947 sous la direction de l’architecte Jules-Antoine Noutary. Depuis, il se visite lors des Journées du patrimoine.
Architecturalement, le château se distingue par son corps de logis central flanqué de deux ailes en « U », entouré de douves et accessible par quatre ponts. Le toit à l’impériale, les lucarnes ouvragées et la salle des Maréchaux (plafond à solives décorées) en font un témoin majeur de l’architecture béarnaise du XVIIe siècle. L’aile ouest, autrefois dédiée aux écuries, est aujourd’hui en ruine. Le domaine, inscrit aux Monuments Historiques en 1947 puis en 2015, inclut aussi des communs, un moulin et des jardins.
La transmission du château reflète les bouleversements historiques : de la noblesse parlementaire (Gassion) à l’aristocratie d’Ancien Régime (Moret de Grolée), puis aux familles bourgeoises et exploratrices (d'Abbadie). Sa vocation actuelle, liée à l’éducation et à la protection du patrimoine, s’inscrit dans une continuité de préservation depuis son classement. Les restaurations successives, comme celle de 1947, ont permis de conserver son caractère d’origine, tout en l’adaptant à des usages contemporains.