Construction du château 1ère moitié du XVIIe siècle (≈ 1750)
Édifié par la famille de Custine.
1798
Mort de Théodore de Custine
Mort de Théodore de Custine 1798 (≈ 1798)
Décès en émigration à Bamberg.
18 septembre 1991
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 18 septembre 1991 (≈ 1991)
Protection des vestiges et du site.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Ensemble des vestiges du château, y compris la façade des communs ; emprise au sol de l'ancien château, y compris l'ancien emplacement des douves (cad. B 132 à 134) : inscription par arrêté du 18 septembre 1991
Personnages clés
Théodore de Custine de Wiltz - Dernier propriétaire noble
Mort en 1798, entraînant la vente.
Origine et histoire du Château d'Auflance
Le château d'Auflance, situé dans le département des Ardennes en région Grand Est, date de la première moitié du XVIIe siècle. Il fut construit par la famille de Custine, qui s’y installa avant que le domaine ne devienne un bien national après la Révolution française. Aujourd’hui, il n’en subsiste que des vestiges emblématiques : un portail Renaissance décoré d’armoiries et surmonté d’une pietà, des ruines de tours, ainsi que des traces de douves. Ces éléments illustrent l’architecture militaire de l’époque Louis XIII, avec une composition robuste et des détails sculpturaux soignés, comme les pierres vermiculées ou guillochées.
Au début du XXe siècle, le château conservait encore un pavillon aux combles imposants, mais son état s’est dégradé avec le temps. En 1798, Théodore de Custine de Wiltz, dernier propriétaire noble, mourut en émigration à Bamberg (Allemagne), entraînant la vente du domaine à des fermiers après sa confiscation comme bien national. Le site fut finalement inscrit aux monuments historiques en 1991, protégeant ainsi les vestiges restants, dont l’ensemble des ruines et l’emprise au sol de l’ancien château, y compris les douves.
Les sources historiques, comme les travaux de Stéphane Gaber ou Jean-Marie Schmittel, soulignent l’importance locale de ce monument, lié à l’histoire aristocratique des Ardennes. La revue Histoire d'Auflance (1979) et les archives de la base Mérimée complètent les connaissances sur ce site, aujourd’hui accessible dans une vallée encaissée de la commune. Son portail, notamment, reste un exemple remarquable de l’art architectural de son époque, mêlant symboles héraldiques et religiosité.