Château d'Aulnois-sous-Laon dans l'Aisne

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château

Château d'Aulnois-sous-Laon

  • 15 Rue du Tour de Place
  • 02000 Aulnois-sous-Laon
Château dAulnois-sous-Laon
Château dAulnois-sous-Laon
Château dAulnois-sous-Laon
Château dAulnois-sous-Laon
Crédit photo : Phinou - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1900
2000
Fin du XIIe siècle
Mention de la famille d'Aulnois
Fin du XIIIe siècle
Construction initiale
XVe siècle
Occupation bourguignonne
1589
Dommages lors des guerres de Religion
1927
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Château féodal (restes de l'ancien) : inscription par arrêté du 24 octobre 1927

Personnages clés

François de Bourbon-Conti Seigneur d'Aulnois dont le domaine fut ruiné lors des guerres de Religion.

Origine et histoire du Château d'Aulnois-sous-Laon

Situé dans la commune d'Aulnois-sous-Laon (Aisne, Hauts-de-France), le château est une ancienne maison forte datée de la fin du XIIIe siècle ou du début du XIVe siècle. Il est inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du 24 octobre 1927.

La famille d'Aulnois est mentionnée depuis la fin du XIIe siècle. Le fief passa à une branche cadette de la famille de Coucy, puis aux Sarrebruck au XVe siècle. Entre 1430 et 1440, le château fut occupé par les Bourguignons. François de Bourbon-Conti, seigneur d'Aulnois, vit son domaine atteint lors des guerres de Religion : il fut partiellement ruiné par les troupes de Balagny en 1589, puis par celles venant de Laon en 1591.

Au XXIe siècle, l'édifice se présente comme une enceinte quadrangulaire fossoyée dominée, dans l'angle nord, par un donjon cylindrique. L'accès s'effectue par une porte au sud, munie d'une herse et défendue par un mâchicoulis en arc. Le donjon, haut de 20 mètres, possède des étages voûtés sur croisées d'ogives. Deux portes à linteau droit, appuyées sur des corbeaux au dernier niveau, donnaient autrefois accès à un chemin de ronde aujourd'hui disparu. Un contrefort, qui portait une échauguette et dont il ne subsiste que le culot, étayait la courtine nord-est. Sur le mur sud-est s'appuie un grand bâtiment flanqué de contreforts d'angle ayant porté des tourelles en tas-de-charge, tandis que les autres côtés sont également munis de contreforts qui soutenaient des tourelles. L'ensemble est bâti en pierres de granit éclatées, disposées en lits réguliers et liées par un épais mortier.

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