Château d'Aunay-en-Bazois dans la Nièvre

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château de style Classique

Château d'Aunay-en-Bazois

  • 51 Château d'Aunay
  • 58110 Aunay-en-Bazois
Château dAunay-en-Bazois
Château dAunay-en-Bazois
Château dAunay-en-Bazois
Château dAunay-en-Bazois
Château dAunay-en-Bazois
Château dAunay-en-Bazois
Château dAunay-en-Bazois
Château dAunay-en-Bazois
Crédit photo : Chau7 - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
XVIe siècle
Transformation en château d'agrément
Début du XVIIe siècle
Remaniement majeur
1780
Retouches des communs
24 octobre 1988
Protection au titre des monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Château, y compris l'ensemble des boiseries, lambris et tapisseries ornant le rez-de-chaussée et le 1er étage ; communs ; fossés, cour d'honneur ; jardins ordonnancés ; jardin potager ; mur de clôture (cad. A 240 à 249) : classement par arrêté du 24 octobre 1988

Personnages clés

Charles de Mesgrigny Petit-fils de Vauban, propriétaire du château au XVIIe siècle.
Jacques-Louis de Mesgrigny Comte d'Aunay, responsable des remaniements du XVIIe siècle.
Charlotte Le Prestre Fille aînée du maréchal Vauban, épouse de Jacques-Louis de Mesgrigny.
Marie Claire Aimée de Mesgrigny Apporte les biens des Mesgrigny d'Aunay en dot à Louis Le Peletier de Rosambo.
Louis Le Peletier de Rosambo Époux de Marie Claire Aimée de Mesgrigny, conserve le domaine jusqu'en 1963.

Origine et histoire du Château d'Aunay-en-Bazois

Le château d'Aunay, situé sur la commune d'Aunay-en-Bazois dans la Nièvre, est un ancien château fort médiéval transformé en château d'agrément au XVIe siècle. Propriété des comtes d'Aunay jusqu'en 1963, il appartient aujourd'hui à la famille de Bourgoing. Le corps principal et les tours datent du XVIe siècle et ont été profondément remaniés au début du XVIIe siècle, si bien que l'aspect militaire de l'ensemble a presque disparu. Le bâtiment ouest et le corps reliant les tours carrées ont été édifiés au XVIIe siècle, notamment pour Charles de Mesgrigny, petit‑fils de Vauban ; les communs, également du XVIIe siècle, ont fait l'objet de retouches dans les années 1780. L'édifice, de plan régulier et élevé sur deux étages, est construit en moellons enduits et couvert d'une toiture en ardoise à longs pans. Plusieurs éléments anciens sont encore visibles : les rainures ayant accueilli les bras du pont‑levis, les trous pour le passage des chaînes et les fossés qui entourent le château ; de la première construction subsistent aussi la cuisine voûtée d'arêtes à l'angle est et une fenêtre ouverte sur la cour. Les courtines ont été démolies au XVIIe siècle pour laisser place à deux bâtiments d'un étage à l'ouest et au nord, légèrement en retrait des tours ; l'ancien porche a été refait en plein cintre et le pont‑levis est aujourd'hui dormant. Aligné sur les tours, le bâtiment ouest a été flanqué d'un corps surmonté d'un fronton classique ; sa façade s'ouvre par de larges baies à petits carreaux et présente des œils‑de‑bœuf. À l'intérieur, la salle à manger conserve un buste en plâtre non signé, tandis que l'ensemble des boiseries, lambris et tapisseries du rez‑de‑chaussée et du premier étage, ainsi que les communs, les fossés, la cour d'honneur, les jardins et le mur de clôture, sont protégés au titre des monuments historiques par arrêté du 24 octobre 1988. La grande cour, qui précède le château, est encadrée par deux longs bâtiments du XVIIe siècle servant d'orangerie et de communs ; chaque année, le 17 mai, y sont présentés des orangers bicentenaires. La cour intérieure donne accès au bâtiment nord par deux petits portails surmontés d'un fronton brisé et d'un édicule, et une loggia sur trompe se trouve à l'angle des deux bâtiments. Sur le plan féodal, le fief d'Aunay appartenait à la famille Pioche jusqu'au milieu du XVIe siècle ; les seigneurs résidaient d'abord dans ce qui fut appelé le « bas‑fort », puis un « haut‑fort » fut édifié dans la seconde moitié du XVe siècle. Le haut‑fort fut endommagé pendant les guerres de religion et le bas‑fort détruit ; le haut‑fort fut ensuite remanié au XVIIe siècle, notamment par Jacques‑Louis de Mesgrigny, comte d'Aunay, qui épousa Charlotte Le Prestre, fille aînée du maréchal Vauban. En 1738, Marie Claire Aimée de Mesgrigny apporta les biens des Mesgrigny d'Aunay en dot à Louis Le Peletier de Rosambo, et la maison Le Peletier d'Aunay conserva le domaine jusqu'en 1963. Le château ne se visite pas.

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