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Château d'Auriac dans l'Aude

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château fort

Château d'Auriac

    D212
    11330 Auriac
Propriété de l'Etat ; propriété de la commune
Château dAuriac
Château dAuriac
Château dAuriac
Château dAuriac
Château dAuriac
Château dAuriac
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Château dAuriac
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Château dAuriac
Château dAuriac
Château dAuriac
Crédit photo : ArnoLagrange - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1000
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1900
2000
1028
Première mention écrite
1070
Vente à Barcelone
fin Xe siècle
Construction initiale
1210
Croisade albigeoise
1227
Restitution à Narbonne
1258
Traité de Corbeil
XVe siècle
Restauration gothique
1948
Classement MH
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Château (ruines) (cad. B 36, 49) : inscription par arrêté du 10 avril 1948

Personnages clés

Charles II le Chauve - Roi des Francs Confia le territoire en 865.
Rangarde de Carcassonne - Comtesse Vendit le château en 1070.
Simon de Montfort - Chef croisé Usurpa les revenus vers 1210.
Bertrand d’Auriac - Seigneur local Coseigneur avec l’archevêque (XIIIe).
Hélie de Pompadour - Seigneur restaurateur Rénova le château (XVe siècle).
Raymonde d’Auriac - Héritière Épouse d’Hélie de Pompadour.

Origine et histoire

Le château d'Auriac, mentionné dès 1028, fut construit à la fin du Xe siècle sur un territoire initialement confié en 865 par Charles II le Chauve aux comtes de Carcassonne. Ce site stratégique, situé sur un éperon rocheux des Corbières, contrôlait les voies entre les vallées du Verdouble et de l’Orbieu, ainsi que les ressources minières exploitées depuis l’époque romaine. En 1070, la comtesse Rangarde de Carcassonne le vend à Raymond, comte de Barcelone, marquant son importance dans les rivalités féodales.

Au XIIe siècle, le château changea plusieurs fois de mains en raison des conflits entre les comtes de Toulouse et de Barcelone, ainsi que des alliances mouvantes des vicomtes de Carcassonne (maison Trencavel). Pendant la croisade albigeoise (vers 1210), la famille d’Auriac, soutenue par l’archevêque de Narbonne, résista aux empiètements de Simon de Montfort. En 1227, une bulle papale confirma la restitution du château à l’archevêque, après des usurpations par les vassaux de Montfort.

Le traité de Corbeil (1258) entre Louis IX et Jacques Ier d’Aragon déplaça la frontière vers le sud, réduisant l’importance stratégique d’Auriac. Au XVe siècle, la branche cadette des Pompadour, alliée par mariage aux d’Auriac, restaura partiellement le château. Hélie de Pompadour et son épouse Raymonde, petite-fille des seigneurs locaux, y introduisirent des éléments gothiques. Les ruines, classées en 1948, témoignent aujourd’hui de son double rôle : forteresse frontière et résidence seigneuriale.

Architecturalement, le château se composait de deux enceintes concentriques, dominées par un donjon nord aujourd’hui effondré. Le logis roman, remanié au XVe siècle, était le joyau de l’ensemble, tandis qu’une chapelle bordait un ravin où une cascade, la plus haute des Corbières, se jetait dans l’Orbieu. Les défenses sud, organisées en chicane avec une tour carrée à trois niveaux, contrastent avec l’absence de fortifications côté nord, protégé par des falaises naturelles.

Le déclin d’Auriac s’amorça après le traité de Corbeil. En 1263, les biens de Bertrand d’Auriac furent saisis, et sa veuve Béranguière en hérita pour rembourser sa dot. La carte de Cassini (XVIIIe siècle) le décrit déjà comme ruiné. Son inscription aux Monuments Historiques en 1948 sauva ses vestiges, aujourd’hui propriété mixte (État et commune), mais fermés à la visite. Les fouilles et archives (bulles papales, compoix de 1747) éclairent son histoire mouvementée, liée aux luttes pour le contrôle du Termenès.

Liens externes