Château d'Auriac dans l'Aude

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château fort

Château d'Auriac

  • D212
  • 11330 Auriac
Château dAuriac
Château dAuriac
Château dAuriac
Château dAuriac
Château dAuriac
Château dAuriac
Château dAuriac
Château dAuriac
Château dAuriac
Château dAuriac
Château dAuriac
Château dAuriac
Château dAuriac
Château dAuriac
Château dAuriac
Château dAuriac
Château dAuriac
Château dAuriac
Château dAuriac
Château dAuriac
Château dAuriac
Château dAuriac
Château dAuriac
Château dAuriac
Château dAuriac
Château dAuriac
Château dAuriac
Château dAuriac
Château dAuriac
Château dAuriac
Château dAuriac
Château dAuriac
Château dAuriac
Château dAuriac
Château dAuriac
Château dAuriac
Château dAuriac
Château dAuriac
Château dAuriac
Château dAuriac
Château dAuriac
Crédit photo : ArnoLagrange - Sous licence Creative Commons
Propriété de l'Etat ; propriété de la commune

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1000
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1028
Première mention
1070
Vente de la seigneurie
Fin du Xe siècle
Construction initiale
1107
Confirmation de la paroisse
1227
Restitution des châteaux
XIIe siècle
Changements de maîtres
1258
Traité de Corbeil
XVe siècle
Restauration du château
1747
Mention au compoix
1948
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Château (ruines) (cad. B 36, 49) : inscription par arrêté du 10 avril 1948

Personnages clés

Charles II le Chauve Empereur qui confia le territoire aux comtes de Carcassonne en 865.
Rangarde Comtesse de Carcassonne qui vendit la seigneurie à Raymond, comte de Barcelone en 1070.
Pascal II Pape qui confirma la dépendance de la paroisse à l'archevêque de Narbonne en 1107.
Simon de Montfort Chef de la croisade contre les Albigeois qui installa des vassaux usurpant les revenus d'Auriac.
Louis IX Roi à qui le Termenès fut cédé en 1236.
Bertrand d'Auriac Propriétaire du château dont les biens furent mis en distribution en 1263.
Béranguière Épouse de Bertrand d'Auriac qui devint adjudicataire des biens et se fit rembourser une somme de 5 000 sous millioriens.
Hélie de Pompadour Membre d'une branche cadette qui domina les lieux pendant deux siècles et fit restaurer le château au XVe siècle.

Origine et histoire du Château d'Auriac

Le château d'Auriac, aujourd'hui en ruines, se situe sur un éperon rocheux de la commune d'Auriac, dans le massif des Corbières (Aude). Le site est mentionné avec certitude dès 1028 et l'édifice aurait été édifié à la fin du Xe siècle. Les Romains avaient commencé l'exploitation des mines dans les Hautes-Corbières, et le territoire fut confié aux comtes de Carcassonne par Charles II le Chauve en 865, privilèges rappelés par l'inventaire Roque et confirmés en 922. En 1070, Rangarde, comtesse de Carcassonne, vendit la seigneurie à Raymond, comte de Barcelone. La forteresse contrôlait le chemin reliant les vallées du Verdouble et de l'Orbieu, voie stratégique pour le Peyrepertusès et le Termenès. La paroisse dépendait de l'archevêque de Narbonne, situation confirmée par la bulle du pape Pascal II en 1107 ; en 1136, Amiel rend hommage au comte de Carcassonne, lui-même vassal de l'archevêque. Les vicomtes de Carcassonne (maison Trencavel) alternèrent alliances et conflits avec Toulouse et Barcelone ; au XIIe siècle, Auriac changea plusieurs fois de maître. Lors de la croisade contre les Albigeois, la famille d'Auriac défendit ses possessions avec l'appui de l'archevêque, mais Simon de Montfort installa des vassaux qui usurpèrent longtemps les revenus d'Auriac et des Egues ; les châteaux furent réclamés par l'archevêque et restitués en 1227. Le Termenès fut cédé au roi Louis IX en 1236 et, après le traité de Corbeil en 1258, la frontière se déplaça vers le sud, réduisant l'importance stratégique d'Auriac. En 1263, les biens de Bertrand d'Auriac furent mis en distribution ; son épouse Béranguière en devint adjudicataire et se fit rembourser une somme de 5 000 sous millioriens. Une branche cadette, les Hélie de Pompadour, domina les lieux pendant deux siècles ; Hélie de Pompadour, marié à Raymonde (XVe siècle), fit restaurer le château. Le site figure encore au compoix de 1747, mais la carte de Cassini le signale déjà ruiné avant la Révolution ; l'édifice a été inscrit au titre des monuments historiques en 1948.

Le château est constitué de deux enceintes aujourd'hui ruinées, dominées au nord par un petit donjon en ruine. Entre les enceintes s'élevait un vaste logis, considéré comme l'élément le plus remarquable et restauré au XVe siècle, l'ensemble ayant des origines romanes. Implanté sur un étroit plateau rocheux, l'ouvrage est accessible par la route d'un côté et tombe sur un ravin de l'autre ; à l'est, de puissantes murailles surplombent un précipice où s'écoule une cascade. Les défenses extérieures, qui s'avançaient sur les pentes du ravin, sont très dégradées. L'ancien chemin d'accès, disposé en chicane, longe la courtine sud pour aboutir à une porte percée dans une tour carrée dont la façade d'entrée comporte trois séries d'ouvertures superposées correspondant aux trois niveaux. En remontant vers l'ouest, un mur perpendiculaire à la courtine pourrait être le vestige d'une seconde tour carrée, près de laquelle se trouvait probablement une autre entrée. Au-delà de la tour, la courtine se prolongeait de quelques mètres puis formait un angle aigu suivant l'éperon rocheux ; cet ouvrage d'angle est complété par une petite guette demi-circulaire. Un mur perpendiculaire à la courtine sud, dans le prolongement de la face orientale de la tour, ainsi que deux autres murs, délimitent un rectangle qui correspondait à l'ancien corps de logis. Au nord-est et au nord, les protections sont presque inexistantes en raison de la topographie ; on y voit encore le vestige de la chapelle, bâtie au bord du ravin. Vers l'ouest, la partie la plus vulnérable de la forteresse était défendue par deux enceintes successives ; l'enceinte intérieure peut être datée du Xe ou du début du XIe siècle, tandis que les tours du sud-ouest, avec leurs courtines et le corps de logis, la chapelle et l'enceinte extérieure peuvent remonter au XIIe siècle.

Liens externes