Destruction du château primitif fin XVIe siècle (≈ 1695)
Abandon au profit d’un autre château voisin.
années 1850
Reconstruction néo-XVIIe
Reconstruction néo-XVIIe années 1850 (≈ 1850)
Style inspiré du XVIIe siècle, rare pour l’époque.
1892
Héritage par les Kergorlay
Héritage par les Kergorlay 1892 (≈ 1892)
Transmission après la mort du comte d’Auteuil.
14 septembre 2007
Classement monument historique
Classement monument historique 14 septembre 2007 (≈ 2007)
Protection des façades, toitures et douves.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le château, façades et toitures, la plate-forme entourée de ses douves et les parcelles attenantes dont la grande pâture au nord, en totalité (cad. Berneuil-en-Bray D 38, 68, 69, 487, 523 à 525 ; Auteuil A 704, 705, 709) : inscription par arrêté du 14 septembre 2007
Personnages clés
Archambault de Combault d'Auteuil - Comte et restaurateur
Réhabilite le château au XIXe siècle.
Mouna Ayoub - Propriétaire en 2001
Personnalité libanaise de la jet-set.
Origine et histoire du Château d'Auteuil
Le château d'Auteuil, situé à Berneuil-en-Bray dans les Hauts-de-France, trouve ses origines au XVIIe siècle, bien que le château primitif ait été détruit à la fin du XVIe siècle. Abandonné au profit d’un autre château voisin, il n’en subsistait plus que les soubassements, la plateforme et les douves. Ce site fut entièrement reconstruit dans les années 1850, presque à l’identique, avec un style néo-XVIIe siècle remarquable, incluant un escalier à balustres et des intérieurs conservant parquets, lambris et peintures d’époque. Ce choix stylistique, inspiré du XVIIe siècle pour une construction du XIXe, reste atypique pour l’époque.
Délaissé jusqu’au XIXe siècle, le château est réhabilité par le comte Archambault de Combault d'Auteuil, qui en fait sa résidence. À sa mort en 1892, le domaine passe à la famille de Kergorlay. Au XXe siècle, le vaste parc à la française, incluant jardins, prairies et bois de chasse, est démantelé. Le château change plusieurs fois de mains : racheté en 1990 par le peintre Hiri, puis en 2001 par Mouna Ayoub, une personnalité de la jet-set libanaise, avant d’être transformé en chambres d’hôtes en 2003 par ses nouveaux propriétaires.
Depuis 2007, les façades, toitures, la plateforme entourée de douves et les parcelles attenantes sont protégées au titre des monuments historiques. Le château, aujourd’hui propriété d’une société privée, illustre une réinterprétation architecturale du XVIIe siècle par le XIXe, tout en conservant des éléments intérieurs d’origine. Son histoire reflète les mutations sociales et économiques de la noblesse puis de l’aristocratie industrielle, avant de devenir un lieu d’accueil touristique contemporain.