Vente comme bien national 1789-1799 (≈ 1794)
Presque entièrement détruit.
21 août 1989
Inscription des vestiges
Inscription des vestiges 21 août 1989 (≈ 1989)
Logis et fortifications protégés.
23 mars 1990
Inscription de la porte fortifiée
Inscription de la porte fortifiée 23 mars 1990 (≈ 1990)
Élément supplémentaire classé.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Logis à galeries du château avec son escalier à vis et ses caves voûtées ; restes de fortifications extérieures, sauf constructions récentes (cad. AB 716, 712 à 714, 348) : inscription par arrêté du 21 août 1989 ; Porte fortifiée de l'enceinte (cad. AB 388, 389) : inscription par arrêté du 23 mars 1990
Personnages clés
Bernard d'Auzon - Premier seigneur connu
Mentionné en 1078.
François de Montmorin-St-Hérem - Seigneur au XVIe siècle
Acquiert la seigneurie vers 1537.
Jean-Louis de La Rochefoucauld, comte de Randan - Chef ligueur
Prend le château en 1589.
Origine et histoire
Le château d’Auzon, mentionné dès la fin du Xe siècle comme un castrum, est implanté sur un éperon rocheux contrôlant la confluence de deux ruisseaux et les accès au plateau du Livradois. Sa position militaire, typique des fortifications médiévales, servait aussi de lieu de pouvoir public. Bien que ses origines exactes restent hypothétiques, son rôle défensif s’inscrit dans l’émergence des structures féodales régionales. Les sources écrites évoquent un site stratégique, facilement défendable, marqué par des réaménagements successifs.
Le premier seigneur attesté, Bernard d'Auzon, apparaît en 1078. Au XVIe siècle, François de Montmorin-St-Hérem acquiert la seigneurie vers 1537. Pendant les guerres de Religion, le château est pris le 22 septembre 1589 par les Ligueurs de Jean-Louis de La Rochefoucauld, comte de Randan. Partiellement démoli au XVIIe siècle, il est vendu comme bien national lors de la Révolution et presque entièrement détruit. Ses vestiges, dont un logis à galeries et une porte fortifiée, témoignent de son évolution architecturale.
L’architecture du château reflète des campagnes de construction variées : une enceinte fortifiée ceint l’éperon rocheux, avec une tour circulaire protégeant la courtine. Du corps de logis subsiste une tour d’escalier à vis, accompagnée de galeries voûtées desservant les étages. Un réduit voûté au rez-de-chaussée, orné d’une peinture murale, pourrait être l’ancien oratoire. Au XIXe siècle, un logis est reconstruit sur d’anciennes fondations. Les vestiges (logis, escalier, caves, fortifications) sont inscrits aux monuments historiques en 1989 et 1990. Le site reste une propriété privée.
Les sources historiques soulignent son importance dans les conflits régionaux, notamment lors des guerres de Religion. Les études d’Arsène Bonnefoi (1970) et Edmond Gilbert (2002) documentent des épisodes comme la capitulation de 1589 et l’histoire des seigneurs d’Auzon. Ces travaux complètent les données architecturales, offrant un éclairage sur son rôle politique et militaire en Basse-Auvergne.
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