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Château d'Aynac dans le Lot

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château

Château d'Aynac

  • D19
  • 46120 Aynac
Château dAynac
Château dAynac
Château dAynac
Château dAynac
Château dAynac
Château dAynac
Crédit photo : MOSSOT - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
46120 Aynac, D19

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
début XVIe siècle
Construction initiale
XVIe–XVIIe siècles
Transformation Renaissance
1789
Pillage révolutionnaire
1875
Restauration par Elizabeth de Wagram
1934
Découverte archéologique
1988
Classement Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades, y compris le fronton sculpté par Idrac, et toitures ; escalier principal ; deux salons du premier étage avec leurs cheminées et leurs plafonds peints (cad. F 440) : classement par arrêté du 26 juillet 1988

Personnages clés

Jacquette de Ginouilhac - Commanditaire présumée Fait bâtir le château au début XVIe.
Annet de Turenne d’Aynac - Seigneur d’Aynac Époux de Jacquette, arrière-petit-fils de Raimond de Turenne.
Galiot de Genouillac - Grand maître d’artillerie Frère de Jacquette, proche de François Ier.
Elizabeth de Wagram - Restauratrice du XIXe Fille de Napoléon Berthier, épouse de Guy de Turenne.
Gustave Deloye - Sculpteur Auteur du bas-relief de l’entrée (1875).
Laurent Battut - Propriétaire actuel Pilote automobile, acquéreur en 2015.

Origine et histoire du Château d'Aynac

Le château d’Aynac, situé dans le Lot en Occitanie, trouve ses origines au Moyen Âge sous la forme d’un fort modeste, selon la tradition orale. Au début du XVIe siècle, Jacquette de Ginouilhac, épouse d’Annet de Turenne d’Aynac (arrière-petit-fils bâtard de Raimond de Turenne), fait construire l’édifice actuel. Ce dernier, de style Renaissance, remplace progressivement les éléments défensifs (douves, pont-levis) par des décors intérieurs somptueux et des tours coiffées de dômes « à l’impériale » aux XVIe et XVIIe siècles. Le château est cependant délaissé au XVIIIe siècle, puis pillé pendant la Révolution, perdant ses archives et son orangerie.

Au XIXe siècle, le château connaît une renaissance grâce à Elizabeth de Wagram, épouse d’Étienne-Guy de Turenne d’Aynac en 1875. Passionnée par le lieu, elle entreprend d’importantes restaurations, dont l’ajout d’un bas-relief sculpté par Gustave Deloye à l’entrée du donjon. En 1934, des ouvriers découvrent sous un if millénaire du parc des ossements humains de grande taille, alimentant une légende locale liant Aynac au géant biblique Anaq. Le château change plusieurs fois de mains avant d’être racheté par la commune en 1973, puis vendu en 2015 à Laurent Battut, pilote automobile.

Architecturalement, le château se compose d’un donjon de six étages encadré par deux corps de logis, le tout asymétrique, suggérant une construction sur un bâti primitif. Quatre tours rondes crénelées, surmontées de dômes, et une toiture en lauzes caractérisent son apparence extérieure. À l’intérieur, deux salons du premier étage conservent des plafonds à la française peints (divinités antiques, paysages, scènes bibliques) et des cheminées sculptées du XVIIe siècle, dont une en pierre incrustée de marbre ornée de sirènes et de monstres marins. Le mystère des initiales « DFC » gravées sur les murs (attribuées partiellement à Flotard de Turenne et son épouse Claude) ajoute à son charme historique.

Le domaine s’étend sur un parc de huit hectares, vestige d’un jardin classique dont l’orangerie fut détruite à la Révolution. Un passage souterrain, aujourd’hui obstrué, relierait autrefois le château à l’église du village, située à 300 mètres. Depuis son acquisition par Laurent Battut, le château accueille des événements automobiles, comme le Rallye Castine et l’Aynac Motor Festival, tout en conservant son statut de Monument Historique protégé depuis 1988.

La seigneurie d’Aynac, tenue dès le XIVe siècle par la famille de Lavergne, passe aux Turenne d’Aynac via Hector de Turenne (fils naturel du vicomte Raymond VIII de Beaufort) en 1399. La lignée, incluant des figures comme Galiot de Genouillac (grand maître d’artillerie de François Ier), marque l’histoire du château jusqu’à Louise de Turenne, dernière descendante à l’habiter avant sa vente en 1937. Les archives manquantes, brûlées pendant la Révolution, laissent planer des incertitudes sur certaines périodes, notamment ses origines médiévales.

Liens externes

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