Origine et histoire du Château d'Azay-le-Rideau
Le château d'Azay-le-Rideau, situé dans la commune d'Azay-le-Rideau en Indre-et-Loire, est un château de style Renaissance bâti sous le règne de François Ier pour Gilles Berthelot, trésorier de France, entre 1518 et 1524. Il remplace une forteresse médiévale démantelée en 1418. Gilles Berthelot, accusé de malversation, fuit avant l'achèvement du château, qui est confisqué par François Ier en 1528. Le roi l'offre en 1535 à Antoine Raffin, capitaine de ses gardes, dont les descendants le conservent jusqu'en 1791.
En 1791, le marquis Charles de Biencourt achète le château, alors dégradé, et entreprend d'importantes restaurations au XIXe siècle, ajoutant des éléments néo-Renaissance comme deux tours symétriques et un pavillon chinois. Son fils, Armand-François-Marie de Biencourt, enrichit le château d'une collection de portraits historiques et l'ouvre aux visiteurs. Occupé brièvement par les Prussiens en 1871, le château est vendu en 1899 avant d'être racheté par l’État en 1905 pour 200 000 francs-or. Il est classé monument historique en 1914.
Le château, entouré par l'Indre et un parc paysager, est célèbre pour son architecture mêlant influences italiennes et féodales, avec un escalier d'honneur orné de médaillons et une façade reflétant dans les miroirs d'eau créés au XXe siècle. Son intérieur, restauré au XIXe siècle, abrite des salons néo-Renaissance, des tapisseries des XVIe et XVIIe siècles, et des meubles d'époque. Depuis 1907, il est géré par le Centre des monuments nationaux et attire plus de 310 000 visiteurs annuels, ce qui en fait l'un des châteaux les plus fréquentés de la Loire.
Les jardins, redessinés au XIXe siècle par les Biencourt, intègrent des miroirs d'eau symbolisant les anciennes douves. Le château, décrit par Balzac comme « un diamant taillé à facettes serti par l’Indre », est un exemple emblématique de l'art de la Renaissance française. Ses intérieurs, partiellement remeublés grâce au Mobilier national depuis 2012, offrent un témoignage des goûts aristocratiques des XVIe et XIXe siècles. Les restaurations récentes, comme celle de 2015 à 2017, ont permis de préserver ce patrimoine exceptionnel.